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Après les aides de survie, Olivier Bertrand réclame un plan de relance avec une TVA à 5,5 %

27 Novembre 2020 - 1346 vue(s)
Après les dernières annonces du Premier ministre, le président fondateur du groupe Bertrand, à la tête d’un millier de restaurants, a fait part de sa vive inquiétude quant à l’avenir de la restauration, dénonçant un « pays gouverné par des médecins ». Jugeant les mesures de soutien indispensables pour assurer la survie des établissements, il appelle à nouveau à une baisse de la TVA à 5,5 % pour le secteur et à régler la question du stock de congés payés cumulés durant les chômages partiels.  

Interrogé sur France Info ce jeudi 25 novembre après les mesures annoncées dans la journée par le Premier ministre Jean Castex, Olivier Bertrand, président du groupe éponyme, s’alarme de la situation des restaurateurs français. « Il y a une véritable gronde des opérateurs de restauration, qui n’en peuvent plus d’être dans le brouillard. On a besoin de visibilité, de lisibilité et de compréhension vis-à-vis des mesures qui sont proposées », s’est-il ainsi exprimé, assurant qu’ « avec des protocoles stricts, on serait en capacité d’ouvrir nos restaurants ». L’incompréhension règne donc alors que la perspective de réouverture potentielle fixée au 20 janvier par le Gouvernement paraît si lointaine et devrait encore laisser de nombreux acteurs sur le carreau. Chaque mois, les restaurateurs paient "23 % de leur chiffre d’affaires en charges fixes. C’est ce qui part aujourd’hui à la poubelle, du plus petit au plus gros".

Des impacts à long terme

S’il juge utile la mesure du gouvernement consistant à verser une aide équivalente à 20 % du chiffre d’affaires des établissements enregistré l’année précédente à période équivalente, reste toutefois à éviter les effets de seuil afin de s’assurer que tout le monde soit éligible alors que le dirigeant est aujourd’hui à la tête d’environ un millier de restaurants avec des marques aussi reconnues que Burger King, Au Bureau, Léon de Bruxelles, Hippopotamus, Angelina et de jolies brasseries parisiennes (Lipp notamment).

"On a la chance d’être un groupe solide, familial, avec des réserves. Mais ces réserves fondent comme neige au soleil", indique le patron du Groupe Bertrand sans détours.

« Chaque année, j’ouvrais 130,140 restaurants par an, je participais à la dynamique de l’économie française. Mais quand je vais rouvrir, c’est tout ce plan de développement qui va être affecté. C’est tout l’écosystème de la restauration qui va être concerné car ce qui s’applique à moi s’applique aux autres ».

Désarmorcer la "bombe à retardement" du chômage partiel et réduire la TVA 

Outre les mesures indispensables de « survie », Olivier Bertrand alerte les autorités sur la nécessité de soutenir le secteur dans la durée. « On aura des jauges probablement entre – 50 et – 70 % de capacité. Il faudra qu’à ce moment-là, le gouvernement nous accompagne car on paie des charges pour 100 % de chiffre d’affaires ». Il compte bien aussi reprendre le combat sur la baisse de TVA à 5,5 % qu’il appelle de ses vœux alors qu'en mai déjà, le dirigeant avait adressé un courrier sur la question au Président de la République et au gouvernement, auquel s’étaient associés de nombreux cuisiniers, producteurs et entrepreneurs. Et Olivier Bertrand de s’inquiéter de la question des congés payés cumulés par les collaborateurs du secteur en chômage partiel et qu’il qualifie de véritable « bombe à retardement » à désarmer dès maintenant. « Il va falloir d’autres mesures, résume-t-il. Car si on arrive à survivre à cette crise et qu’on meurt à la réouverture, on aura une vraie problématique… »

 

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