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A - 35 % au premier semestre, le hors-domicile touché de plein fouet par la crise

8 Décembre 2020 - 2309 vue(s)
Le secteur du hors-domicile est en train de payer un très lourd tribut à la crise du coronavirus. Ainsi, le premier confinement aurait pénalisé à hauteur de 585 Millions d’euros par semaine le secteur de la restauration commerciale selon les données Kantar. Dans ce contexte, les services de livraison créent une lueur d’espoir.

Ce n’est plus une surprise pour personne mais l’addition de la Covid-19 s’annonce salée, très salée même pour la restauration hors-domicile. Mais jusqu’à quel coût ? La baisse de la consommation alimentaire hors domicile est en effet en train de générer des millions d’euros de pertes de chiffres d’affaires pour les économies mondiales. D’après le rapport “Out-of-home food and drinks landscape. COVID-19 impact and the road to recovery ” de Kantar, suite à une enquête qui s’est achevée à fin juin, la confiance réduite des consommateurs, et les mesures de restriction auaient créé « un environnement où l’industrie de la restauration dépend des services de livraison de repas à domicile pour résister ». Au cours du premier semestre 2020, une seule semaine de confinement avait ainsi coûté à la France 169 Millions d’euros de pertes sur les produits de snacking et les boissons non alcoolisées, et 585 Millions d’euros au total de la consommation alimentaire OOH. Sur le premier semestre 2020 (à la mi-juin), la consommation alimentaire hors domicile en France a chuté de -35 %. À mesure que le pays sortait de la première vague de confinement, la transition vers le télétravail a limité la reprise du secteur hors domicile. Et au niveau international, la baisse des dépenses pour la consommation hors domicile n’a pas été entièrement compensée par la hausse des ventes dans le retail alimentaire.

La livraison comme bouée de sauvetage

Ainsi, en France, les dépenses consacrées aux courses alimentaires des ménages, combinées aux dépenses alimentaires hors domicile, ont diminué de - 20 % au premier semestre de l’année. De même, alors que la consommation de boissons non alcoolisées a augmenté de 10 % en 2020, les dépenses ont, de leur côté, diminué en moyenne de 36 % par rapport à 2019, en raison de la pandémie. « La pandémie de la COVID-19 a clairement eu un impact désastreux sur le secteur de la restauration Hors Domicile. », déclare Marie-Aude Lerin-Joarlette, Directrice du panel Out Of Home en France. La livraison de repas à domicile a aplani l’impact de la COVID-19 pour certains pays, créant de nouvelles opportunités dans cette période difficile. Ce service est très implanté en Asie et en Amérique Latine, et représente une bonne piste de croissance à explorer pour la reprise en Europe ». Elle incite d’ailleurs les services de livraison à domicile à élargir leurs offres, en particulier sur le marché des boissons, avec pour les marques traditionnellement ancrées en Hors Domicile, une belle opportunité de s’implanter sur de nouveaux moments de consommation à domicile.

Des pratiques encore à développer

De manière globale, le secteur hors domicile en Europe a été plus fortement affecté par rapport aux pays d’Amérique Latine et d’Asie. L’un des principaux facteurs explicatifs réside justement pour Kantar dans la forte pénétration des applications et des services de livraison de repas en Asie et en Amérique latine comparativement aux villes européennes. La pénétration du marché de la livraison de repas, chez les moins de 50 ans, est ainsi de 99 % dans les villes de Corée du Sud, 84 % en Chine et 80 % dans les villes brésiliennes. En comparaison, la pénétration est beaucoup plus faible au Royaume-Uni avec 36 %, 37 % en Espagne et 44 % en France. Alors que le plaisir reste la motivation principale pour 59 % des utilisateurs d’applications de livraison à domicile à travers le monde (contre 41 % qui citent la praticité), cela suggère que les services de livraison à domicile joueraient de plus en plus le rôle de « petit plaisir » pour les consommateurs en période économique difficile. S’il y a fort à parier que ce nouveau confinement aura encore démocratisé la pratique de la livraison à domicile dans l’Hexagone, il restera à évaluer le coût de cette deuxième vague et les impacts de ces nouveaux services sur la rentabilité des établissements.

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