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Le couvre-feu à 18 heures généralisé. De nouvelles aides de soutien à la restauration annoncées

14 Janvier 2021 - 22641 vue(s)
C’est un énième coup dur pour la restauration après les annonces opérées par le Premier ministre Jean Castex et l’extension du couvre-feu à 18 h sur l’ensemble du territoire français pour une durée de 15 jours à compter de samedi prochain. Celle-ci ne pourra en effet plus compter sur la vente à emporter et le click & collect le soir. Ces activités ne seront toutefois plus déductibles des aides du fonds de solidarité tandis que le Gouvernement a également annoncé de nouvelles mesures de soutien pour les restaurateurs et fournisseurs du secteur, comme le report des remboursements des PGE et la prise en charge de coûts fixes. Des décisions saluées par les organisations professionnelles.

Alors que la circulation de l’épidémie de Covid-19 reste à un niveau élevé en France, et que les cas détectés des variants originaires de Grande-Bretagne mais aussi d’Afrique du Sud inquiètent, le Premier ministre a entériné lors de sa conférence de presse le couvre-feu entre 18 h et 6 h du matin à compter du samedi 16 janvier sur l’ensemble du territoire, et ce pour une durée minimale de quinze jours.

« Tous les établissements recevant du public et les commerces devront donc être fermés à 18 h », a ainsi indiqué Jean Castex.

Le Premier Ministre a évoqué une situation épidémique « maîtrisée mais fragile » tandis que le nombre de contaminations (16 000 environ quotidiennement) et le nombre de patients en réanimation (2 711 hier) semblent pour le moment s’être « stabilisés au cours des sept dernier jours à un plateau élevé ». Afin de justifier de ces nouvelles mesures de restriction, le Gouvernement évoque donc une réponse « cohérente, graduée et proportionnée au risque épidémique » dans l’optique d’éviter un nouveau confinement, tout en renforçant en parallèle la campagne de vaccination. A date, un peu plus de 247 000 personnes auraient déjà été vaccinées, et cette campagne sera étendue à partir de lundi prochain à toutes les personnes présentant des hauts facteurs de risque, quel que soit leur âge.

Les produits de la vente à emporter et de la livraison ne sont plus déduits des aides du fonds de solidarité

Conséquences directes de ces décisions, les restaurants, qui ne peuvent déjà plus accueillir de convives et ce pour une durée toujours indéterminée, ne pourront plus, non plus, profiter des revenus offerts par la vente à emporter et le click & collect passé cet horaire de 18 h. S’il s’agit d’un nouveau coup dur pour les professionnels du secteur, le Gouvernement a toutefois tenu à les rassurer en renforçant encore les mesures de soutien économique. « Nous ne pouvons pas donner de calendrier sur un calendrier de sortie de crise sanitaire mais nous pouvons leur apporter de la visibilité sur notre soutien », a ainsi résumé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui a également précisé que, dans le cadre du fonds de solidarité, le nouveau formulaire de demandes d’aides concernant le mois de décembre dernier serait accessible dès demain. Bonne nouvelle pour les restaurateurs, le ministre a d’ailleurs annoncé que les produits de la vente à emporter et de la livraison à domicile ne devaient plus être intégrés dans le calcul de référence pour postuler à ce fonds de solidarité, aucune déduction ne sera ainsi appliquée et ce tant que les restrictions perdureront. Parallèlement, le dispositif de chômage partiel est également prolongé avec prise en charge à 100 % par l’Etat.

4 milliards d’euros d’aides par mois

Par ailleurs, toutes les entreprises qui le souhaitent pourront « de droit » différer d’une année le remboursement des échéances du prêt Garanti par l’Etat, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité et les « banques se sont engagées à examiner favorablement » toute demande de report d’échéance d’autres types de prêts contractés dans le cadre de la crise sanitaire. « Il sera également possible de différer l’amortissement comptable des biens qui auraient été sous-utilisés en 2020 » afin de soulager leur trésorerie, a ainsi ajouté Bruno Lemaire. Les fournisseurs de la restauration, qui auraient perdu au moins 70 % de leur chiffre d’affaires, peuvent également profiter d’une aide additionnelle plafonnée à 200 000 euros et équivalente à 20 % de leur CA, à compter de décembre dernier. Pour les entreprises réalisant plus d’un million de chiffre d’affaires par mois, et fermées partiellement ou totalement du fait de la crise, les coûts fixes seront désormais pris en charge à hauteur de 70 % par l'Etat. « Cela s'ajoutera à l'aide du fonds de solidarité, plafonnée dans un premier temps à 3 millions d'euros et ce de janvier à juin 2021. C'est un point de départ mais nous allons continuer à négocier avec la Commission européenne pour essayer de relever ce plafond», a assuré Bruno Le Maire. précisant que toutes ces mesures d'aides représentent un coût de 4 milliards d'euros par mois pour l'Etat. Il a d'ailleurs indiqué qu'Emmanuel Macron avait demandé à Bercy de débloquer 100 milliards d'euros pour accompagner la relance économique.

Les organisations professionnelles satisfaites

Dans la foulée de la prise de parole de Jean Castex, les oganisations professionnelles de L’hôtellerie et de la Restauration ont salué unanimement l’écoute du gouvernement et, en particulier, de Bruno Le Maire, Alain Griset et Jean-Baptiste Lemoyne. "Ils ont entendu la détresse des professionnels et leur volonté de survivre par des mesures d’indemnisation et de soutien à la hauteur de la gravité de la crise". Des mesures qui s’inscrivent dans le temps et donnent aux professionnels la visibilité attendue le temps que dureront les mesures sanitaires. Et le GNI, l'Umih, la GNC et le SNRTC de saluer l'ajustement et l'amplification des mesures d’indemnisation mises en œuvre en décembre dans le cadre du Fonds de solidarité. Toutes les entreprises du secteur quelle que soit leur taille sont éligibles à ces mesures y compris les hôtels et les TOR. Le chômage partiel est prolongé sans reste à charge avec des conditions néanmoins pour les hôtels qui nécessiteront un ajustement pour les aligner sur celles de la restauration. Les organisations professionnelles attendent aussi que les banques jouent le jeu pour les reports d’échéances des prêts bancaires. Selon les organisations professionnelles, ces mesures sont de nature à redonner le moral aux restaurateurs, aux cafetiers, aux discothécaires et bowlings ainsi qu’aux hôteliers et aux traiteurs organisateurs de réceptions. 

MAJ le 15/01/21 à 9h00

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