54 M€ de levée de fonds pour le belge Deliverect qui vise 100 000 restaurants à 4 ans
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54 M€ de levée de fonds pour le belge Deliverect qui vise 100 000 restaurants à 4 ans

21 Avril 2021 - 1719 vue(s)
Le spécialiste de la gestion de commande en ligne annonce une levée de Série C de près de 65 M$, soit 54 M€ auprès de ses investisseurs historiques Omers, Newion et Smartfin mais aussi de nouveaux financiers comme DST Global Partners et Redpoint Ventures. Un tour de table auquel se sont aussi associés les 4 fondateurs de Deliverect, Jérôme Laredo, Zhong Yuan XU, Jan Hollez et Jelte Vrijhoef. La startup veut multiplier par 10, les restaurants connectés à 4 ans.

Avec une manne de 54 M€ supplémentaires levés, le spécialiste de la gestion des commandes en ligne ne cache pas ses ambitions internationales de développement et profite d’un intérêt marqué des investisseurs pour les entreprises de la foodtech à potentiel. Après les 3 M€ levés en 2019, les 16 M€ en 2020, ce sont près de 75 M€ que la startup belge a réuni en 3 ans, soit 90 M$. L’entreprise domiciliée à Gand, a fondé son modèle sur l’automatisation des systèmes de caisse des restaurateurs et de flux entrants de commandes pour les relier directement aux plateformes de livraison. Avantages affichés : disposer d’une interface et d'un tableau de bord uniques directement sur le POS (caisse) ou sur une seule tablette pour permettre aux restaurateurs de gérer leurs commandes, leurs publications, leurs stocks, leurs mises à jour de menus, tarifs ou encore leurs promos. La startup fondée en 2018 par Jérôme Laredo, Zhong Yuan XU, Jan Hollez et Jelte Vrijhoef, a clairement indiqué qu'elle voulait devenir le leader européen de la foodtech et même parmi les premiers opérateurs dans le monde.

 

L’entreprise qui a traité plus de 30 millions de commandes en 2020, soit en moyenne plus d’un million par semaine (+ 750 % vs avril 2020), annonce permettre aux restaurateurs, une augmentation de 25 % des revenus et une diminution de 80 % des échecs de commande. Il faut dire, comme le rappelle à snacking.fr, Jérôme Laredo, cofondateur et Chief Revenue Officer chez Deliverect, qu’à l’heure où les canaux d’arrivées de commandes se multiplient aujourd’hui via les agrégateurs (Deliveroo, Uber Eats, Just Eat), les acteurs de click & collect (pour implémenter la fonction commande/livraison sur le propre site des restaurateurs) et demain, via les plateformes sociales (Google, Amazon, FaceBook, Instagram), il devient urgent, voire essentiel de disposer d’outils pour centraliser et tirer avantage de tous ces "apporteurs". Des flux multiples qui vont complexifier d’autant plus le traitement des informations et leur intégration dans les outils de gestion. « C’est encore pire avec la multiplication des marques virtuelles qui sont autant de restaurants à gérer sur les différentes plateformes ».

"Si Deliverect est un partenaire essentiel pour les indépendants ou les chaînes au regard de la multipliation des canaux, il l'est d'autant plus pour les dark kitchens qui prospèrent et additionnent de nombreuses marques virtuelles", Jérôme Laredo, cofondateur et Chief Revenue Officer, Deliverect.

Être au plus près des restaurateurs

Outre de muscler les équipes à l’international (avec près de 150 personnes embauchées dont 12 en France avec 10 bureaux ouverts en 3 ans et l’Australie prévue en juillet prochain), le soutien à la R&D, au développement des produits de l’entreprise ou encore sa consolidation sur le marché américain, cette levée de Série C, va aussi permettre à Deliverect d’aider les entreprises du secteur des CHR à passer rapidement à la livraison et à la commande en ligne. Déjà présente auprès des dark kitchens et des chaînes, l’entreprise est déjà aux côtés de 10 000 établissements dans le monde (1 000 en France), dont des marques internationales comme Pret A Manger, Taco Bell, TimeOut Market, Le Pain Quotidien ou d’autres références plus françaises à l’image de Big Mamma Group, SmartKitchen, Clasico Argentino ainsi qu'aux côtés de nombreux indépendants. Le spécialiste de la glace Unilever a aussi choisi la solution pour livrer ses glaces Ben & Jerry's et Magnum directement aux clients via les agrégateurs.
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Comme le précise Jérôme Laredo, l’année 2021 sera une année de consolidation et d’accélération dans les 11 pays où la startup sera présente et notamment la France qui est un pays prioritaire au regard de la diversité du marché de la restauration et des besoins. La Startup compte bien surfer sur la montée en puissance de la livraison et du click & collect, deux fonctions qui seront quoiqu’il arrive, des parties prenantes du business model de demain pour n’importe quel restaurant.

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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