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#congressnacking :10 tendances identifiées au Congrès du Snacking 2016

6 Juin 2016 - 1342 vue(s)
La 7e journée de conférences et débats du Congrès du Snacking qui s'est déroulée le 2 juin à Paris a été une vraie synthèse des mouvements qui touchent l'univers de la restauration rapide de l'installation du fast casual à la digitalisation du métier. Un bref retour en 10 points.

Page 1 : Le Congrès du Snacking 2016 en 10 tendances

 

  1. Des points de vente mieux travaillés

Montée en gamme des produits et charte qualité, scénarisation des espaces de consommation et de dégustation, expérience client en point de vente ou via les outils numériques… La restauration rapide bouge dans le bon sens, et elle bouge vite ! « Nous voyons parmi nos clients des entrepreneurs qui ont mûrement réfléchi à leur concept, qui se font accompagner d’experts et qui prennent des engagements », remarque Alexandra Ollivier, chef de groupe restauration rapide pour METRO CASH & CARRY France, qui a réorganisé son achalandage pour mieux répondre à leurs attentes. Aux côtés des coffee shop qui ont clairement le vent en poupe, on assiste ainsi à l’émergence d’un nouveau segment plus haut de gamme (ticket moyen au-delà des 10 €) réuni sous la bannière Fast Casual.

  1. Le digital numérise la relation client

Les restaurateurs appréhendent progressivement la révolution digitale comme un vecteur de fréquentation de leurs établissements. « Les outils digitaux permettent, aujourd’hui, de mieux connaître son client et de lui proposer les offres et services qu’il attend vraiment », confirme Pascal Lecellier, chez le spécialiste Pointex 360. Jean-Noël Pénichon de McDonald’s voit une révolution numérique « plus subie que voulue » – ce que confirme l’étude Simon-Kucher & Partners (voir page XX) – mais qui va bouleverser les modèles : « Il est essentiel de prendre le train en marche au risque de disparaître ». Le géant du burger travaille sur la fidélisation qui sera selon lui l’une des clés de la relation client de demain. Cette transformation digitale est déjà lisible à plusieurs niveaux (bornes de commande, click and collect…) et les usages digitaux se sont fortement installés.

  1. La livraison bouscule les modèles

« En France, on dénombre 1 restaurant qui fait de la livraison pour 6 000 habitants contre 1 pour 1000 en Grande-Bretagne », confiait l’ex-patron de la plateforme Take Eat Easy Mathieu Birach. Si le potentiel de clients est là (le marché devrait quadrupler son CA dans les prochaines années pour atteindre 1 Md€), il reste toutefois à trouver le bon équilibre financier entre des plateformes gourmandes en capitaux et des restaurateurs soucieux de préserver leurs marges. Côté consommateurs, l’attente est réelle puisqu’un français sur deux se serait déjà fait livrer un repas dans les 6 derniers mois (étude Paroles de Snackeurs Food Service Vision/France Snacking).

  1. La révolution boulangère

Précurseurs parmi les métiers de bouche, les boulangers ont su prendre assez tôt le virage du snacking pour offrir une réponse adaptée aux nouveaux usages de consommation. « On ne parle plus d’un simple boulanger “artisan” mais de boulangers “progressistes”, “entrepreneurs” », soulignait ainsi Nicolas Nouchi de CHD Expert. Le CA du snacking en boulangerie a ainsi bondi de 13 % en 2015. Reste, pour elle, à s’ouvrir à d’autres moments de consommation, à commencer par celui du dîner en travaillant une offre dédiée. Le boulanger de demain sera également plus connecté : 1 boulanger sur 2 dispose déjà de sa page Facebook dans les grandes villes, c’était moitié moins il y a 2 ans…

Rendez-vous au 8e Congrès du Snacking le 8 juin à Paris !

  1. L’appétit de la GMS

Avec +28 % du CA dégagé en 4 ans, loin devant les PGC (9 %) ou le traiteur (13 %), le snacking est un booster de croissance pour Intermarché selon Stéphane Sinopoli, Adhérent à Clichy La Garenne qui a consacré plus de 760 m² de son magasin à cette offre. D’ailleurs, le snacking est aujourd’hui recommandé dans 65 % du parc (soit 1 200 points de vente) contre seulement 32 % en 2011. Au-delà du créneau économique sur lequel la GMS reste quasi intouchable, il met en avant la premiumisation de son offre pour valoriser le rayon « Chaque fois que j’ai pris le parti de monter en gamme, le succès a été au rendez-vous ».

  1. La conquête de tous les moments de consommation

« Il nous faudra demain être partout et à toute heure où le consommateur se trouve », résumait ainsi Bérangère Bragard, la directrice générale de Costa Coffee en France. Le client est aujourd’hui en quête de nouveaux lieux de vie, capables de proposer une offre adaptée à toute heure de la journée. A côté du déjeuner se développent d’autres moments de consommation à investir pour le snacking, du goûter à l’afterwork en passant par le petit-déjeuner qui a progressé de 5 % en l’espace d’un an selon NPD Group ! Retravailler des recettes simples en les rendant plus inspirées, plus nomades permet d’en multiplier également les usages », analyse aussi Arnaud Verquin des boulangeries Paul.

  1. Le travel retail avance vite

La restauration est devenue un enjeu stratégique pour les zones de transit. « Nos aires d’autoroute ont été transformées en 5 ans pour donner aux clients l’envie de s’arrêter, confie Hervé Adam, directeur commercial de Vinci Autoroutes. Cela passe par une réassurance du voyageur sur l’offre produits-services et le rapport qualité-prix avec des marques qu’il connaît ». Concrètement, il pousse à l’implantation de chaînes référentes. Un constat largement partagé par Pierre-Yves Nancy, directeur commercial de Retail & Connexions, qui ambitionne « des gares inscrites dans la ville, et des villes inscrites dans la gare », citant l’exemple de Saint-Lazare. Pour Alexandre de Palmas, le directeur général d’Areas Europe du Nord, il s’agit, dans une logique de « co-conception », de trouver le bon équilibre « entre des points de vente multifonctions type convenience sur des sites de petite taille et une segmentation de concepts complémentaires sur les grands espaces ».

  1. L’équipement : une opportunité pour booster la rentabilité

Avec des concepts aujourd’hui réfléchis, misant sur la qualité et le préparé à la commande, l’équipement occupe un rôle essentiel pour permettre d’absorber les flux de clientèle à toute heure. « Nous nous devons de répondre aux problématiques fortes des restaurateurs en leur mettant à disposition des outils pour mieux servir et élargir l’offre. Tout en préservant les saveurs des produits ! », confiait ainsi Laurent Capdeville, directeur Grande Hôtellerie et Gastronomie chez le fabricant Enodis, évoquant notamment les besoins relatifs à la montée du snacking chaud devenu un enjeu stratégique pour les enseignes.

  1. L’innovation au service du goût et de la praticité

En quête de nouveauté, le consommateur pousse les professionnels à se réinventer. Ceux-ci recherchent la différenciation, voire le décalage. De quoi inciter les industriels à innover au plus près des tendances de consommation. « Le boom du burger, combiné à l’appétit des Français pour le format baguette, nous a poussés à décliner une nouvelle gamme de pains So Moelleux de tradition française, spécialement pensé pour les sandwichs », illustrait ainsi Pascal Schneider-Maunoury de Bridor. Cela passe aussi par l’appropriation de tendances émergentes ou installées comme le vegan, le sans gluten, sans oublier le bio « qui touche toutes nos catégories de produits, beurres, crèmes, fromages » ajoutait Jean-Louis Vidal du spécialiste Lactalis CHF. Porté par une demande de montée en gamme, et la généralisation de produits AOP, il loue les bénéfices de partenariats avec des chefs qui irriguent ensuite toutes les strates de la profession.

     10. Londres, ce modèle qui inspire…

Un catalyseur de tendances, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier la capitale européenne du snacking qui préfigure nombre des mouvements de demain dans l’Hexagone. Boom du petit-déjeuner, généralisation des plateformes de livraison, montée de l’afterwork… autant de mouvements que l’on peut déjà observer outre-Manche selon Éric Foucaud, du cabinet Elan CHD. Il s’intéresse aussi aux lieux d’incubation londoniens qui permettent aux entrepreneurs de tester leur concept et de trouver des financements. Un modèle que l’on voit déjà poindre avec le premier foodlab francilien programmé en mai 2017 à Nanterre…

Rendez-vous au 8e Congrès du Snacking le 8 juin à Paris !

 

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