Management & Franchise 2

T.O.R, 7 GRANDS DEFIS POUR DEMAIN

11 Décembre 2017 - 4385 vue(s)

Page 4 : Défi 3 : Choisir le digital plutôt que le subir

C’est l’effervescence du côté des traiteurs sur la question, notamment dans les grandes agglomérations. La transformation digitale du secteur, encore balbutiante il y a 3 ans, est en marche ! Il faut dire que le paysage global de la restauration a bien changé avec l’arrivée des plateformes collaboratives (Deliveroo, Ubereats, Foodora…) qui ont littéralement démocratisé la livraison. Chez GIMM à Toulouse, le phénomène est observé de près même si cela reste encore pour beaucoup centré sur du monoproduit. « En revanche, nous avons tous les outils de production à disposition pour réussir ce qu’est parvenu à faire un Frichti ou Nestor », regrette-t-on alors que l’entreprise est parvenue à passer de 30 à 70 % la part de plateaux-repas commandés via le net entre 2014 et aujourd’hui, là où la plupart de ses confrères oscillent entre 10 et 30 %. Comme d’autres, il a misé sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram pour décupler ses chances. Chez Kaspia Réceptions, on y ajoute aussi Linkedin pour toucher notamment les communautés événementielles. « Chaque événement sur lequel nous intervenons est propice à un relais sur les réseaux pour montrer notre créativité et notre savoir-faire », explique Johan Netzer, en charge du développement. Du côté des Traiteurs de France, le nouveau site internet et la nouvelle plateforme Facebook doivent offrir une clé d’entrée commune vers l’ensemble des 36 membres en capitalisant sur une image de marque et une exigence commune.

L’interaction clients

Afin de répondre aux demandes de devis – plus de 3 000 réponses à l’année par exemple chez Fleur de Mets — les briefs numériques sont aujourd’hui le b.a.-ba afin d’être réactif. Mais Sébastien Le Bescond, qui a pris la tête du traiteur parisien y voit de sérieuses limites. « La notion essentielle de contact et la nécessité de proposer des prestations sur-mesure freinent naturellement l’automatisation des processus ». De son côté, le spécialiste du plateau-repas Room Saveurs a investi dans un nouvel outil de CRM qui lui permet d’affiner sa connaissance clients, via notamment des enquêtes ciblées, pour développer un « véritable programme relationnel et leur parler de manière individualisée, en fonction de qui ils sont et de ce qu’on sait de leurs attentes », explique Marie Félix, la directrice communication et digitale qui dispose d’une personne dédiée à la gestion des communautés numériques.

Gagner en flexibilité et réactivité

Si certains restent encore sur leur faim quant à l’impact réel du digital sur leurs performances commerciales, il n’en reste pas moins que ses effets ont déjà largement dépassé le cadre de la seule relation clients. Chez Arom à Bordeaux, plateformes d’approvisionnements et systèmes de suivi de la traçabilité ont déjà été largement impactés alors qu’une application de géolocalisation des livraisons a été mise en place. Pour Françoise Pignol, le logiciel Easy Planet, directement relié à son réseau d’« extras » notamment, a révolutionné sa gestion du personnel en facilitant grandement la programmation événementielle. La refonte du site internet a aussi permis à la Maison Pignol de lancer sa e-boutique à l’échelle de l’Hexagone sur l’ensemble de ses gammes. Une voie également empruntée par Lecocq dans le Nord grâce au nouveau site dédié à la vente directe traiteur.lecocq.fr auquel son nouveau dirigeant Mathieu Croquette croit beaucoup avec sa propre flotte de livraison (8 véhicules). Et que dire de la gestion des déchets façon Penarrun en Bretagne qui dispose d’une application pour dénicher des œuvres caritatives capables de récupérer les surplus alimentaires.

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