Forte d’une belle expérience dans le libre-service avec un restaurant qui cartonne en périphérie de Lyon, Béatrice Trouiller adopte une nouvelle posture en centre-ville où elle a ouvert début novembre, un concept de salad’bar qui casse les codes du segment. Elle l’a baptisé Mon Salade Bar.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
Ne vous attendez pas à composer votre salade avec des ingrédients à la carte, comme chez certains, à l’addition parfois salée. Pas plus que de choisir des recettes codifiées. Au restaurant Mon Salade Bar qui vient d’ouvrir ses portes début novembre 92 rue Moncey dans le 3e arrondissement de Lyon, Béatrice Trouiller la fondatrice et son associé le chef Guillaume Schwendenmann ont misé sur un parcours client « libre » à prix fixe. Pour 9,90 €, il récupère son « bol » : une grande assiette format saladier dans laquelle il peut se servir à discrétion parmi pas moins de 60 ingrédients répartis dans plusieurs saladettes, meubles froids et chauds. Et pour le coup, la liste est longue depuis les condiments, les produits végétaux de types légumes crus ou cuits, taillés ou en pickles, en passant par les fruits, les pâtes, les graines, des protéines animales (viandes, poissons, crevettes…) ou végétales (légumineuses…). Toutes sortes d’ingrédients qui varient suivant les saisons. « On ne parle pas de service à volonté, pour autant les clients peuvent prendre ce qu’ils veulent, dans la limite du contenant », explique le chef qui note là une différence majeure comparée aux concepts existants. Ensuite, ce qui fait la force de MSB, c’est l’expérience proposée à travers la sélection des produits servis. « Tout est ultra frais, livré, calibré et cuisiné le matin même dans la cuisine en toute transparence, ouverte par une vitre sur la salle », indique fièrement Béatrice qui insiste sur la provenance des produits à l’image du poulet fermier de l’Ain, des légumes en provenance directe du maraîcher local ou encore le yaourt d’une ferme à proximité.
« C’est pour cela que j’ai choisi de m’associer à Guillaume dans cette aventure. Je voulais un vrai chef qui soit à même de choisir de très bons produits mais aussi de les cuisiner. Car il était hors de question d’utiliser des ingrédients sous vide », ajoute la restauratrice qui avait sur ce point de vraies exigences, elle qui a fait l’école hôtelière (Thonon et Glion en Suisse). Elle est également propriétaire du restaurant Pik & Délices à Priest, un concept de buffets où l’îlot à salade, notamment, fait un malheur. Si de nombreux produits, bien choisis en terme de provenance restent toutefois assez basiques, d’autres sont clairement à valeur ajoutée, cuisinés par le chef comme les plats chauds du jour à l’exemple du pulled pork ou du poulet asiatique présentés sur le meuble chaud. C’en est de même pour la truite Gravlax préparée sur place. Même chose du côté des desserts où les 4 références du jour (à 2,50 €) sont toutes fabriquées maison. Un bar à yaourt a aussi été monté, avec une référence à 0 %, l’autre nature ainsi qu’une poignée de toppings, proposés à 3,90 €. Idéal pour compléter le dessert ou les encas de l’après-midi.
Si la maîtresse des lieux tenait à une qualité infaillible dans l’assiette, elle n’en était pas moins exigeante sur la définition du décor et l’articulation du restaurant. « Parce que la salade n’est pas qu’une affaire de femme comme en témoignent mes ventes à Saint-Priest, je souhaitais recréer une ambiance masculine, typée industrielle avec du bois, du métal et un sol type béton ». Le cabinet J3V Architectures est parvenu à répondre à cette attente à travers un cadre qui mêle la chaleur du bois au côté industriel du métal ou du béton brut imité à la perfection par un lino au sol dans des tonalités vert-de-gris. « Quand la terrasse extérieure de 20 m² sera en fonctionnement, l’endroit prendra toute sa dimension », précise Victor Johan Vial-Voiron de l’agence qui a aussi imaginé un ilot central gommer la notion même du comptoir. Une manière d’ôter la distance entre les collaborateurs et le client. Ce meuble névralgique devient aussi bien table à ingrédients et sauces qu’espace de paiement autour duquel circulent les clients et les collaborateurs. « En gardant le lien avec le consommateur, on évite à la restauration rapide de perdre le sens du client comme c’est trop souvent le cas pour cause de rapidité exigée ».
Alors que Béatrice est déjà à la recherche d’un second local pour un deuxième exemplaire dès 2017, la Lyonnaise tentera aussi, d’abord, un 3e en propre avant d’enclencher la franchise.
90 m²
16 places assises
200 k€ d’investissement
11 € de TM
3 personnes dont deux en salle
11h45-16h ouverture
On a aimé
Le liquide antiseptique en libre-service à l’entrée pour les mains
L’ilot central accueillant qui est à la fois comptoir de caisse et de condiment et sauce… et qui permet sur des services plus calmes de garder seulement une personne en salle
Le pain sélectionné auprès d’une boulangerie locale
Les sacs réutilisables avec la carte de fidélité dessus
Les desserts, les viandes cuisinés maison
La diversité des ingrédients, salades et sauces maison
Les produits en libre-service dont le café, le bar à yaourts avec toppings
Les bols et la vaisselle compostables et biodégradables
On aurait aimé
Plus d’images ou de signalétique appropriée mais c’est prévu
Des messages plus forts et plus explicites sur le fait maison
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