Installé sur le parking du Grand Frais de Mions, le tout nouveau Brut Butcher a toute les qualités pour devenir la nouvelle coqueluche périurbaine de restauration fast casual. Imaginé par un groupe de bouchers de père en fils Despi, son cœur balance entre la boucherie et la restauration de type burger en 3.0. Expérience garantie.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
On connaissait le fameux Persillé Parisien, mi-boucherie mi-restaurant, il faudra demain compter avec ce nouveau concept Brut Butcher ouvert le 16 mars dans la proche banlieue lyonnaise. Jouxtant un magasin Grand Frais, sur la route d’Heyrieux, la nouvelle marque qui partage avec le distributeur de produits frais des liens capitalistiques, installe de nouveaux codes et une expérience originale et inédite qui promet de faire écho. Il faut dire que derrière ce pilote qui a démarré sur les chapeaux de roues, c’est la grosse artillerie qui se prépare. « 3 unités ont déjà leur emplacement de signé avec ouvertures programmées — Annecy en juillet, Saint Étienne en octobre, Salaise sur Sanne en décembre — et une dizaine de projets sont dans les tuyaux pour 2018 dont Poitiers », confirme Mathias Tonielli, directeur de la marque et chef d’orchestre de cette première matrice. Comme pour Blachère avec la boulangerie ou Grands Frais avec les produits frais, BB a tout pour révolutionner le segment viandes et burgers avec une mécanique bien huilée, un concept malin et une destination festive.
Le digital au cœur de l’expérience
De l’extérieur déjà, l’enseigne en jette sur le parking. Deux grosses lettres pour signer de grandes ambitions et déployer un nouveau modèle. Sitôt entré, les règles sont affichées comme un manifeste : 6 commandements qui donnent le ton et les engagements de Brut Butcher. Ici tout est frais et fait à la maison. Et surtout on est à la fois dans un restaurant et une boucherie. L’expérience suit une véritable marche en avant avec, au cœur du système, des bornes de commande à écran tactile. Au total, il y en a 12 dont une table. À travers une succession d’écrans, l’offre est plutôt bien lisible. On déroule, on commande et on paye. Au total 3 onglets majeurs sont proposés pour 3 parcours : la boucherie, le restaurant, la boutique avec ses accessoires cadeaux. La boucherie, c’est une proposition de 32 références à travers 4 viandes (le bœuf, le poulet, le canard et le porc), toutes préparées et piécées sur place dans l’atelier vitré et réfrigéré ouvert aux yeux du public. On choisit ses morceaux découpés par usage (cubes, slices, pavés) pour pouvoir rapporter chez soi et réaliser un wok, des brochettes, une pierrade, une fondue. À moins qu’on préfère un pavé, un émincé, un tartare, un haché ou des saucisses poussées sur place dans le labo. Tout est à la portion de 180 g. On paye sur la borne et on récupère ses produits (via un biper quand ils sont prêts à emporter) car l’ensemble de cette offre n’est pas consommable sur place... Lire p 2 OFFRE ET AMBIANCE
Des burgers mais pas que…
Le deuxième onglet, c’est le restaurant avec une large offre de viandes « slicy » (des pavés de bœuf, de magret… grillés et coupés en tranches), de burgers, de hot-dogs, de tartares… On choisit sa formule menu (il y a 4 pavés, 3 burgers et 3 hot-dogs), son accompagnement frites maison « Brut’elles » ou salade/tomates, sa boisson et ses extras. Des petits plus qui permettent de compléter son repas et tirent au passage la dépense moyenne vers le haut : la chiffonnade de saucisse sèche (2 €), les morceaux de cordon bleu (2,50 €), les sauces (il y a florilège de 9 références dont BBK, ketchup, soja/wasabi, miel/moutarde… à 50 cts). Elles sont faites maison comme d’ailleurs tous les produits (buns, panés de viande…) dans un laboratoire déporté. À la carte aussi, des chicken of Thrones (4 €), deux toastés farmer de type croque-monsieur ronds (4 €)… et pour les enfants, un menu à 5,50 €. Côté desserts, des propositions plutôt américaines de type brownie, cookie et frozen yogurt et une offre de boissons gourmandes en partenariat avec Nespresso. Sitôt validée, la commande part en cuisine et le client récupère un biper.
Des zones, par tranche d’âge
Dès lors, le client est invité à s’installer en salle, organisée en plusieurs zones où chacun peut retrouver ses marques. Il y a un large espace principal ouvert, à l’ambiance type dedans-dehors avec un arbre et des rondins de bois, un coin pour les jeunes avec un grand écran TV, des tables hautes et des branchements pour les ordinateurs. Plusieurs tables d’hôtes sont prévues pour les repas en groupes tandis qu’un espace cosy avec fauteuils Chesterfield, délimité par des grilles se veut plus business autour de la cheminée. Le style de déco est foncièrement industriel mêlant bois et acier, empruntant au style new-yorkais jusque dans les uniformes avec chapeau melon comme les bouchers de l’époque. Quand le biper sonne, on récupère sa commande au bar où chaque produit a son étiquette autocollante avec le prénom de celui qui l’a commandée comme chez Starbucks.
Fort d’un concept malin et original, Brut Butcher bouscule les codes de la restauration de périphérie et du boucher avec un client devenu acteur de sa commande et au cœur d’une nouvelle expérience. Gageons qu’avec 12 projets lancés, l’enseigne n’a pas l’intention de faire de la figuration.
En chiffres
Moins de 1 M€ d’investissement
500 m² de surface (cellule moyenne de 400 m²)
160 places assises
11,80 de TM
17 collaborateurs
On a aimé
L’expérience nouvelle dans un lieu à deux visages
L’offre boucherie par usage et le formatage unitaire par grammage
La transparence et la lisibilité de l’offre avec un atelier visible
L’uniforme avec tablier et chapeau melon
Les poubelles de tri sélectif
Les frites, double cuisson à la graisse de bœuf
La déco et les différents espaces
Les produits frais et français
Le principe des extras, la chiffonnade, la demi-portion de filets pour l’apéro
On aurait aimé
La possibilité de manger une pierrade, une fondue sur place…
Mieux comprendre que les produits de boucherie piécés ne sont pas consommables dans le restaurant
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