LA COMMUNE

Imaginée par trois entrepreneurs lyonnais associés au groupe d’investissement Chevrillon en lieu et place d’une ancienne menuiserie, La Commune revisite le tiers lieu communautaire. A terme, 16 artisans des métiers de bouche y ont été invités pour tester, l’espace d’un an, leur concept au sein d’un endroit pluriel à la fois tremplin culinaire et lieu d’interactions interdisciplinaires où se mélangent cuisine et culture. 

 

Tout savoir sur ce concept
Reportage en image
les photos
Marketing & management
décryptage
Reportage en images

Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.

  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
  • La Commune
Marketing et management

Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.

L'Histoire

Avant, l’endroit était une ancienne menuiserie familiale qui s’étendait sur 1 500 m². Depuis le 20 mars, dans ce quartier lyonnais de Gerland en plein renouveau, le 3 rue du Pré-Gaudry est devenu non seulement un lieu de destination culinaire et culturel en entrée libre, mais surtout un projet social inédit qui favorise l’économie solidaire et collaborative. Un site qui peut accueillir plus de 700 personnes mais aussi des événements d’envergure. À l’origine de cette aventure, 3 associés : Damien Beaufils, spécialiste des tiers lieux et fondateur d’Urban Project, Damien Doublet, conseiller en investissement et Déborah Hirigoyen, architecte. Leur constat : sur 5 restaurants qui ouvrent en France, 3 ferment dans les trois ans. Un taux important d’échec pour des projets souvent capitalistiques, parfois mal ficelés ou mal adaptés aux attentes de la clientèle. Leur idée : remédier à ce fléau en accueillant, à l’image des incubateurs de start-ups, des porteurs de projets en herbe autour des métiers de bouche, pour leur permettre de roder leur concept. Ils ont à disposition, notamment, une cuisine collaborative très bien équipée de 250 m², une plonge commune et un pôle d’expertise (coach culinaire, banquier, expert-comptable, DAF…). De quoi faire leurs premiers pas, ajuster leur idée et leur business model au sein d’échoppes de 10 à 15 m² bénéficiant d’un flux de clientèle apporté par La Commune. Leur seul investissement : un coût fixe tout compris de 5 000 € par mois (pour la première session) et donc un risque financier mesuré. « La Commune a vocation à être un accélérateur de réussite… ou d’échec. En tout cas, un tremplin pour les talents. Cette expérience sera aussi, un vrai passeport face à un futur banquier », explique Damien Doublet.

Un lieu de vie avant tout

Si La Commune a tout du food-court, ses créateurs insistent sur son rôle « social » et de mélange des genres. Ce bout de ville reconstituée, avec sa rue, sa place de marché centrale, son bistrot, ses 16 échoppes numérotées qui seront, à terme, autant de parcelles de restauration, son jardin ou encore son espace d’animation, offre aux visiteurs individuels ou aux groupes, une diversité d’expériences. Le projet repose sur plusieurs piliers : l’accueil d’entrepreneurs de métier de bouche en amorçage, le respect de circuits courts et d’une démarche environnementale (gestion des déchets alimentaires, tri sélectif…) ou encore la dimension culturelle avec l’organisation d’événements musicaux, théâtraux ou de projections sans billetterie.

 

Contenu abonnés

Consulter l'intégralité de l'article avec votre abonnement Print + Digital ou 100% Digital

L'Offre

11 projets, bientôt 16

Pour ce lancement, dix jeunes pousses ont fait leurs premiers pas auxquels s’est ajouté, courant mai, un concept malaisien. Deux autres arrivent courant juin. « Nous avons choisi des thématiques qui se complètent et qui couvrent toute la diversité de la restauration », explique Patrick Chabassier, directeur de cuisine. Ainsi, on trouve sur le kiosque 1, le Japonais Fujiyama, en 2 Avec Plaisir, Burger de chefs, en 3 Trattino, cuisine italienne bio, en 4 Les Fruits de terre, cuisine à base de farine d’insectes, en 5 la cuisine sud-américaine El Pico de Gallo, en 6 le malaisien Boleh Lah, en 7 la cuisine orientale Marza, en 8 la cuisine du monde Benzak-Msemen et Batbou, en 9 la cassecrouterie Le Bon Jean Charcutier, en 10 en alternance Ô-Méditerranéen (couscous) et South Indian Foodies (cuisine indienne). En 13, un végétarien-végan, le Holy Fork. Le principe est simple : on choisit son kiosque, on commande, on est servi et on règle son repas avant de s’asseoir dans la Halle, côté jardin ou alors dans les zones bistrot, voire lieudit qui, de son côté, peut être privatisé avec son écran géant et ses estrades. Sitôt assis, un serveur reprend la main et propose les boissons.

La Commune, à la fois terrain d’essai, révélateur culinaire et tremplin pour les graines de chefs, connaît un démarrage en fanfare en surfant sur la mixité des usages et des publics. Une expérience pour le moment inédite qui pourrait très bien faire des petits en France…

 

Contenu abonnés

Consulter l'intégralité de l'article avec votre abonnement Print + Digital ou 100% Digital

On a aimé/On aurait aimé

On a aimé

La modularité du lieu avec ses différents espaces

La diversité des concepts de restauration de terroirs et du monde

La présence d’une cuisine centrale suréquipée

La proximité avec les restaurateurs et la fraîcheur des produits

La pluralité des usages pour accueillir visiteurs, coworkers, déjeuners d’affaires, afterworks

La présence d’un éco cleaner qui transforme les déchets organiques en matière sèche, donnée à une association

Le renouvellement des concepts réguliers

La prise de risque très limitée pour un entrepreneur

 

On aurait aimé

Une offre sucrée plus développée et mieux identifiée

Une expression plus marquée de chaque concept

Des tarifs plus ajustés pour certains concepts

Des offres de menu

 

Contenu abonnés

Consulter l'intégralité de l'article avec votre abonnement Print + Digital ou 100% Digital

Les Chiffres

En chiffres

3 M€ d’investissement

2 000 m² dont 1 500 m² intérieurs

6 échoppes de 15 m² et 10 échoppes de 10 m²

360 places assises + 100 en terrasse

12-15 € de TM

5 000 € de location/mois, tout compris.

6j/7 le dimanche est pour l’instant optionnel

Découvrir d'autres concepts

MON SALADE BAR

MON SALADE BAR

Forte d’une belle expérience dans le libre-service avec un restaurant qui cartonne en périphérie de Lyon, Béatrice Trouiller adopte une nouvelle posture en centre-ville où...

PIZZ'ARIA

PIZZ'ARIA

A la tête d’une quarantaine de restaurants, l’italo-britannique Riccardo Giraudi a profité des parenthèses Covid pour investiguer le segment fast-casual. C’est aux côtés de Cristian...

KING MARCEL

KING MARCEL

Ouvert fin mai 2013 dans la fameuse rue Mercière à Lyon, ce nouveau venu dans la galaxie des concepts de burger est signé d’un...