En s’installant au 163, rue Saint Denis, Paul Williams est venu poser à Paris, un petit bout d’Amérique et de sa tradition du barbecue. Dans les règles de l’art, et sur la base d’une cuisson longue à basse température, il a reproduit ce classique sudiste jusqu’à multiplier les essences de bois pour varier les saveurs.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
Il n’y a pas de fumée sans feu. Les adresses dédiées au barbecue, qui se multiplient tout doucement dans la capitale, augurent un intérêt grandissant des Français pour ce classique de la cuisine américaine. Le premier smokehouse de Paul Williams, qui est né et a vécu 10 ans outre-Atlantique, s’est voulu fidèle à la tradition. Après un début de carrière dans l’audit financier puis au sein d’une foncière immobilière, c’est en travaillant sur le projet de refonte d’un food-court qu’il met un premier pied en restauration. Puis de retour d’un voyage aux US, après avoir retrouvé ses racines texanes, il saute le pas et choisit de partager avec les Français, ses saveurs d’enfance autour du barbecue. « Avec plus de 15 000 adresses aux États-Unis, le barbecue est un passage obligé de la culture alimentaire américaine », explique-t-il. Ce premier pilote, ouvert en juin dernier, a d’ailleurs retenu toute l’attention du monde de l’immobilier puisqu’il est arrivé premier ex aequo au concours des Grands Prix des Jeunes Créateurs du Commerce Unibail-Rodamco.
Installé sur 3 niveaux, Freddy’s BBQ donne le ton sur la façade noire et bois. De plain-pied, le comptoir déroule toute l’offre du jour plutôt courte qui reprend les classiques du barbecue américain : la poitrine de bœuf Black Angus fumée, le ribs de porc, l’effiloché de porc, tous préalablement cuits au four à bois (dans la cuisine du sous-sol), entre 6 et 20 heures selon les pièces mais aussi d’autres références plus récentes comme la saucisse ou le poulet fumés 6 h. Chaque produit est proposé au poids, comme de tradition, entre 5 € et 6,50 € les 100 g et découpé selon le vœu du client. « Nous avons sélectionné 4 essences de bois : du chêne, du noyer d’Amérique, du cerisier et du pommier qui viendront parfumer nos viandes selon la saison, des bois qu’on retrouve aussi dans la décoration », indique Paul Williams. En accompagnement, les clients ont le choix entre les poivrons fumés 5 h, les macaronis au cheddar (mac’cheddar), le trio de BBQ Beans maison ou le Coleslaw, le tout servi directement sur plateaux individuels ou à partager. L’ambiance et l’esprit du lieu tiennent aussi bien du décor avec une salle-bibliothèque à l’étage, très chaleureuse, que de l’accueil et l’animation portés par une équipe américaine. Alors que cet établissement pilote est en train de trouver ses marques à travers un ajustement de l’offre, Paul espère bien, dès 2019 dupliquer l’expérience dans un centre commercial.
On a aimé
L’accueil et la proximité
La qualité, le goût et la tendreté des viandes fumées
Les Mac’cheddar et les BBQ Beans
Le choix de bières américaines
Les deux desserts et surtout le cheesecake
Les buches de bois qui participent à la déco du 1er étage
On aurait aimé
Une offre packagée plus rassurante, mais c’est prévu
Des tarifs à la portion et non au poids
500 K€ d’investissement hors foncier
150 m² sur 3 niveaux
55 places
6 salariés
18 € TM le midi, 28 € le soir
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