Proposer des petits plats mitonnés par des chefs mais aussi rapides à acheter qu’un sandwich : ce concept, Jérémy Métifiot et le chef Jean-Pierre Cazals (alias Pablo) l’ont patiemment préparé pendant 4 ans. Quelques mois après la première ouverture, ils projettent déjà de le dupliquer et de l’exporter.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
Pendant sa formation à l’école supérieure de commerce de Montpellier, Jérémy Métifiot entame une réflexion sur la création d’une enseigne de restauration rapide premium. Le hasard de la vie et une passion commune pour le rugby lui font rencontrer le chef camarguais Jean-Pierre Cazals. De fil en aiguille, le projet s’affine et les deux hommes s’associent en 2010 : « la valeur ajoutée et la synergie résultant de cette association étaient évidentes ». À cette époque, les concepts mono-produits sont à la mode mais les deux partenaires misent sur tout autre chose : une restauration rapide revisitée par des grands chefs. Associés également avec Bernard Laporte, entraineur du Rugby Club Toulonnais, ils ont vent du projet de centre commercial « Les Terrasses du Port » à Marseille via un autre professionnel du ballon ovale, Patrick Soula, qui allait y ouvrir un de ses Tommy’s Diner. « Le lieu combinait les avantages d’un emplacement n° 1 sans pas de porte et d’une proximité de nos bases respectives ».Le bail est signé en 2011 et Pablo’s Garden Party ouvre ses portes en novembre 2014 au cœur de la halle gourmande.
L’architecte Hervé Moreau a recréé un décor de jardin à l’anglaise : pavés au sol, photos de buis parfaitement taillés aux murs, bancs et tables en bois, chaises en métal façon Jardin des Tuileries, véritables troncs de peupliers, plafond bleu ciel reprenant le nuage du logo… « Les actifs urbains, qui sont notre cible, ont ainsi l’impression d’une parenthèse en pleine nature, isolés de la galerie commerçante par des claustras en bois ». Toute cette verdure est mariée aux codes de la gastronomie : des assiettes en porcelaine sont accrochées au plafond ; la structure en relief du comptoir en corian blanc évoque un nappage ; les plats du jour mijotent doucement dans leurs cocottes en fonte.
Une nouvelle recette exclusive par semaine
Imaginée par Jean-Pierre Cazals, la carte propose une offre snacking élaborée chaque jour à base de produits frais et de saison : bagels et mini-sandwichs revisités à 3,90 €, comme ce « Carré chaud comme une bouchée à la reine, à la volaille au cumin et munster », soupes et tartes salées (4,50 €), salades (6,90 €) ou encore wraps découpés façon makis pour une dégustation optimale jusqu’à la dernière bouchée (5,90 €). Point focal de la carte avec 70 % du chiffre d’affaires : les plats du jour, dont un végétarien, sont proposés à 10,90 € et répondent à une volonté de mettre en avant un savoir-faire de la gastronomie française : « tous les grands chefs sont reconnus pour leurs talents de sauciers », souligne Jean-Pierre Cazals. La base de cette carte est complétée chaque semaine par une « recette des copains » (11,90 €), conçue par des chefs partenaires et amis, qui viennent parfois faire une démonstration sur place : entre autres Pierre Augé, Laurent Barrière, Pierre Négrevergne, Michel Chabran pour son estocade de cerf à l’ancienne, ou Hasnaâ Ferreira avec son cabillaud au sésame, sauce thé matcha et chocolat blanc. Côté boissons, l’offre se démarque avec des références premium comme l’eau Fiji, les thés Arizona, la citronnade bio Bella Lulla ou encore une sélection mensuelle de 3 vins au verre à 4,50 €. L’enseigne réalise 65 % de ses ventes au déjeuner. Le reste de la journée, le kiosque aménagé au 1er étage du centre commercial capte la clientèle de passage. L’offre snacking du restaurant y est reprise, avec aussi des crêpes maison et surtout des smoothies à base de fruits frais (4,50 €) : « nous en avons vendus 3 000 dans les 40 jours suivant l’ouverture ! »
Bientôt à l’étranger ?
Les associés de Garden Party ne s’en cachent pas : leur concept a été travaillé dès le départ pour devenir une chaîne. Ils sont d’ailleurs en discussion pour développer l’enseigne au Canada et au Moyen-Orient, avec des partenaires « séduits par la valeur ajoutée apportée à cette offre de restauration rapide par les chefs français ». En attendant, une seconde ouverture en France est envisagée pour 2015. Florence Nairat
500 k€ d’investissement
16 € de TM au restaurant
7 € au kiosque
100 m2 + 30 m2 au kiosque
45 places assises + 30 au kiosque
12 personnes dont 5 en cuisine
7 jours/7 de 10h à 20h
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