Implanté sur le rond-point de la Gaîté à Saint Jacques-de-la-Lande en périphérie Rennaise, le tout dernier concept Fournil de PIERRE est le nouveau visage d’une enseigne qui s’est entièrement remise en question. Devenu un véritable lieu hybride entre boulangerie et bistrot-restaurant, il porte les ambitions d’une marque prête aujourd’hui à essaimer partout dans le monde.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
Entré dans le giron du Groupe Le Duff à la fin des années 80, si le Fournil de Pierre a gardé son ADN boulanger avec une fabrication sur place de son pain dans la plupart de ses 23 boutiques françaises1, il lui restait à s’inventer un destin. Éclipsé par ses marques sœurs françaises Brioche Dorée ou Del Arte qui ont monopolisé l’énergie d’un groupe en forte croissance2, Fournil de Pierre est aujourd’hui une priorité de Louis Le Duff qui veut en faire le porte-drapeau connu et reconnu de la boulangerie française dans l’Hexagone comme à l’international. Ceci sur un segment Bakery-Café en effervescence où son groupe vise le leadership mondial. Pour le capitaine breton qui affectionne les métaphores, le cap a donc été donné. À la barre, Emmanuel Niss et toute son équipe dont Laurent Guilbaud (ex-formateur à l’INBP) qui viennent de larguer les amarres, à Rennes puis à Saint-Brieuc de deux navires éclaireurs de ce renouveau qui passera par la franchise.
Un ADN boulanger avant tout
En repartant d’une feuille blanche et après un benchmark de l’offre existante, la nouvelle direction de l’enseigne a surtout souhaité conserver et renforcer la tradition boulangère inhérente à la marque avec la fabrication de pain sur place à base de produits choisis et notamment d’une farine provenant de l’agriculture raisonnée (CRC – Le Blé de nos Campagnes) ou bio. Son objectif a été d’en faire un endroit singulier et identitaire qui soit une destination tout au long de la journée. La place du pain y a été réaffirmée avec un comptoir repositionné face à la porte d’entrée, une offre largement développée riche d’une soixantaine de références tournantes et un fournil apparent où s’affairent les boulangers pour cuire pains et viennoiseries tout au long de la journée. Priorité a été donnée à l’accessibilité alors que l’enseigne vise les lieux d’implantation de périphérie sur les zones à flux pendulaires. En esquivant tout amalgame avec le low-cost, Fournil de Pierre a pour autant retenu non seulement les marqueurs promo des réseaux de boulangeries du type 3+1 (offert) sur les baguettes et la viennoiserie mais aussi les codes du fast-food avec un menu-board lisible et imagé en partie haute arrière du comptoir.
Parce que ce concept « boulanger » est destiné à vivre tout au long de la journée, son attractivité en tant que lieu de vie restait un défi majeur. D’où le gros travail mené autour des fonctions restauration et café, tant dans la forme que dans l’offre. En prolongement des meubles dédiés aux pains, aux viennoiseries et aux desserts, une vitrine snacking développe une riche gamme de restauration boulangère : les sandwichs traditionnels bien sûr froids et chauds, mais aussi des quiches, salades… ou encore 4 références de sandwichs Club qui viennent d’entrer à la carte printemps. Autre point fort : la pizza, fabriquée et cuite à la vue des clients derrière le comptoir pour être consommée sur place ou emportée. L’autre visage de Fournil de Pierre, c’est aussi sa partie bar qui marque clairement son ancrage « bistro-restaurant » rappelé en grosses lettres sur la façade extérieure avec son comptoir en zinc, son menu du boulanger à 10,90 € avec plats du jour, sa tireuse de bière, sa machine à café traditionnelle. Chacun peut donc s’approprier et vivre l’endroit selon son temps disponible et à n’importe quel moment de la journée en s’attablant au bar sur des chaises hautes pour prendre un café, une boisson et discuter avec le chef qui s’affaire dans sa petite cuisine ouverte. On peut aussi s’asseoir en groupe autour des tables d’hôtes, voire se lover dans un fauteuil pour une pause détente au sein de l’espace « lounge ». La signature est clairement parisienne pour un concept qui s’est taillé un costume très français avec ses chaises et pieds de table bistrot, ses plateaux en bois massif et ses moulures murales de type haussmannien pour rayonner bien au-delà de la France.
Le souci du détail
Pour Emmanuel Niss, Fournil de Pierre doit symboliser non seulement l’accessibilité mais surtout cette proximité et cet esprit « café du coin » où l’on se retrouve pour petit-déjeuner, déjeuner sur le pouce, prendre un petit plat, faire une pause goûter ou commander sa pizza à emporter pour le soir ou sa tarte familiale le week-end. Chaque détail a été travaillé dans le sens du service jusqu’à la petite chouquette signature servie en produit d’accueil avec le café. Et le directeur de la marque de se féliciter du lancement prometteur des pilotes qui réalisent déjà, après quelques semaines d’ouvertures, le double en chiffre d’affaires d’un format identique ancienne mouture. De quoi augurer de belles perspectives tandis que 3 autres exemplaires sont d’ores et déjà dans les tuyaux.
450 k€ d’investissement (hors foncier)
150 m2
60 places assises
15 salariés
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