Ouvert il y a quelques semaines à Lyon dans le quartier Perrache, ce nouveau lieu dédié au Kebab est comme sorti d’un décor de film. Un endroit décalé où les acteurs sont en haut-de-forme et tabliers pour servir du Kebab. Un scénario bien léché jusque dans le produit 100 % fait maison.
Note de la rédaction
Le concept a été fermé moins d'un an après l'ouverture pour réaffecter la surface au restaurant adjacent, qui appartient au même propriétaire qui avait besoin de plus de surface.
Nous vous laissons à disposition les photos comme source d'inspiration.
Toutes les preuves en images du concept, de la cuisine à l'espace préparations, mais aussi, les produits emblématiques de l'enseigne. Vous ne ratez rien de l'innovation.
Décryptage du concept sous une vision marketing : Plats signatures, les offres, le parti-pris ambiance, le parti-pris service, le monitoring client et les réseaux sociaux utilisés.
Lorsque l’entrepreneur Sébastien Guichard et le restaurateur Sylvain Auclair signent ce local de 100 m² en 2014, au pied de l’immeuble MilkyWay du 42 rue Suchet à Lyon, il leur reste à écrire une histoire. L’endroit est bien placé, face au nouveau campus catholique qui a réuni plusieurs facs et concentré près de 3800 étudiants dans un quartier en plein renouveau dotés par ailleurs de 11 000 m² de nouveaux bureaux sur l’îlot Saint Pierre-Saint Joseph. Pour le choix du thème, ils doivent composer avec leur deuxième projet de restaurant le Got Milk, un néobar-restaurant adjacent qu’ils ont prévu d’ouvrir quelques semaines avant. Pour sûr, le projet sera un concept de restauration rapide au regard de l’écosystème local sauf qu’ils souhaitent quelque chose d’inédit, de décalé, de chaleureux où l’on mange du fait maison comme dans leur restaurant d’à côté. Sébastien a un penchant pour le kebab apprécié des jeunes qu’il a bien l’intention avec son associé de réinventer après un benchmark parisien. Il s’agit de s’éloigner de l’image junk food à laquelle le produit est automatiquement rattaché pour miser sur le bon, l’équilibre et le raffiné. Évidemment il y aura les broches, évidemment elles seront montées sur place à partir de viandes fraîches françaises et de marinades maison, évidemment les produits seront taillés et servis à la commande parce que la signature prévue de la Fabrik c’est : « Élaborateur de saveurs ». C’est donc à partir du scénario que le restaurant a ouvert en septembre dernier. On se veut bon, équilibré, locavore mais gourmand et c’est un chef lyonnais qui a réalisé les recettes tandis que la galette a été conçue avec la fameuse boulangerie lyonnaise Pozzoli (MOF 2004). Et pour gommer tout amalgame avec un restaurant kebab traditionnel, le simple mot kebab n’a pas le droit de cité, jusqu’aux sandwichs qui s’appellent « K » poulet ou « K » veau.
Il suffit d’entrer dans le restaurant pour s’en rendre compte. D’emblée, on se retrouve projeté dans l’imaginaire des créateurs : un intérieur très new-yorkais comme inspiré de l’univers décalé du réalisateur Tim Burton entre tubes de cuir, pistons, manivelles, jauges et autres manomètres. Face à la cuisine ouverte, trois tables d’hôtes sont alignées flanquées de tabourets reliés entre eux par un jeu de tuyauterie mobile. Au centre du restaurant, un espace cocooning avec son Chesterfield et sa lumière discrète. Derrière le long comptoir à l’ancienne ourlé d’étain, placé face à l’entrée où tournent toute la journée les broches, c’est une équipe sympa « les Kmen » au dresscodes très établi, haut-de-forme, chemise blanche et tablier cuir qui s’affaire. Elle fabrique le matin, élabore les marinades dans lesquelles les viandes sont placées 48 heures, monte les broches, coupe les pommes de terre fraîches pour l’accompagnement, assemble les salades, élabore les 3 sauces puis, au moment du service gère la relation clientèle. « La clé d’un concept est autant dans la qualité produit que nous avons voulue irréprochable que dans la relation client qui doit être sans faille », précise Sébastien.
Une offre courte mais quali
Le restaurant est resté sur une offre courte mais en soignant toutes les composantes de son offre avec un grammage très généreux de 200 g en proposant 2 viandes, 3 formules, 3 sauces et 5 desserts. Le positionnement tarifaire s’est d’ailleurs calé sur l’offre de kebab environnante avec le « K » poulet à 5,90 € (la galette roulée garnie avec sauce plus ou moins épicée) ou 6,5 € le « K » veau. Puis il suffit d’ajouter 1 € pour les frites, 1 € pour la boisson puis 1 € pour un dessert confectionné par le chef-pâtissier de Got Milk. Ensuite, c’est la qualité, l’ambiance et la convivialité qui fait la différence.
Ouvert depuis moins de 4 mois, Fabrik fait son bonhomme de chemin en parallèle de Got Milk qui a trouvé son public. Codifié pour être dupliqué, les fondateurs ont prévu de se développer et pourquoi pas d’ouvrir un second restaurant dès l’an prochain à Lyon.
En chiffres
100 m²
250 k€ d’investissement
3 salariés
35 places assises
10 € de TM
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