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Café et boissons gourmandes, 10 clés utiles pour filtrer les tendances

20 Février 2025 - 7027 vue(s)

Page 3 Café de spécialité, à la mode oui mais…

Ces tendances montrent un glissement vers une consommation plus réfléchie et engagée, où l’origine du produit et la manière dont il est préparé comptent autant que son goût. Les critères éthiques et de sourcing, comme les pratiques durables, prennent une place prépondérante dans le choix des établissements. 53 % des Français laissent entendre qu’ils sont des indicateurs clés d’un coffee shop de qualité, et 64 % pensent que le café engagé et labellisé devrait être la norme. D’où les 6 consommateurs sur 10 qui considèrent le café de spécialité comme un gage de qualité.

Pour autant, ces cafés ne représentent aujourd’hui que 5 % (c’était 2 % il y a deux ans) d’un marché global de café vert importé de l’ordre de 300 000 tonnes (soit 15 000 tonnes), selon le Collectif Café, qui prédit une part de 15 % d’ici quelques années.

Mais quels sont ses caractéristiques et ses atouts ? Il se distingue par un protocole de notation introduit en 1982 par la Specialty Coffee Association of America, avec une échelle allant de 0 à 100, pour évaluer les grains verts et torréfiés. Un score supérieur à 80 classe un café en tant que « spécialité », tandis qu’en dessous, il est considéré comme un café conventionnel. L’évaluation porte sur des critères comme l’acidité, le corps et l’arrière-goût lors d’une dégustation.

 

La sélection France Snacking :

Plus coûteux que les cafés classiques, ils se défendent d’offrir une juste rémunération aux producteurs. En France, la demande pour ces cafés traçables et de haute qualité augmente, alimentée par une consommation de plus en plus consciente. 70 % des Français déclarent accorder de l’importance à l’origine des produits.

« S’il gagne du terrain, le café de spécialité reste principalement une boisson de connaisseurs en raison de ses saveurs complexes et distinctes, souvent plus acides ou fruitées que les cafés classiques », expliquent une partie des torréfacteurs conventionnels. Ces goûts marqués peuvent déstabiliser les habitués de saveurs plus douces et standardisées. Sans compter son coût plus élevé, lié à la qualité et à l’origine des grains, tout comme à l’engagement de ceux qui le produisent.

En restauration, même si le café de spécialité fait une percée remarquée, les blends gardent l’avantage (mélanges de grains de plusieurs régions, terroirs, pays). Qu’ils mixent plusieurs origines et plusieurs variétés (arabica et robusta), ils offrent un profil de saveur plus consensuel, un coût mieux maîtrisé et une constance du goût (face au café de spécialité dont le goût peut varier selon les saisons et les lots).

 

En bref :

  • 🧭 53 % des Français voient l’éthique comme un critère clé en coffee shop.
  • 🏷️ 64 % pensent que le café engagé et labellisé devrait devenir la norme.
  • 📈 Le café de spécialité atteint 5 % du marché (contre 2 % il y a deux ans)
  • 🧪 Un café est dit « spécialité » à partir d’un score > 80 selon la SCAA.
  • 🌱 70 % des Français déclarent faire attention à l’origine des produits.

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Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin