
La GMS mise de plus en plus sur des concepts de produits frais prêts à consommer, élaborés sous les yeux des clients. Un phénomène, venu des hypermarchés, qui se répand aujourd’hui en circuits de proximité avec de vrais enjeux sur la diversification de l’offre et la rentabilité. Débarqués au tournant des années 2010, les formats kiosques alimentaires (corners sushis, salad’bars, corners pizzas, sandwichs…) ont marqué une évolution significative du paysage commercial de la grande distribution. Ces petites unités de restauration rapide, souvent situées en zones stratégiques des grandes surfaces, offrent une solution de repas rapide et de qualité pour les consommateurs. Elles s’intègrent dans l’écosystème GMS en améliorant l’expérience d’achat. Quand les opérateurs de kiosques bénéficient d’un flux de clientèle plus ou moins captif (qu’ils génèrent également !) et d’une belle visibilité ! Restent les défis liés à la rentabilité au m² et la qualité de service. « L’implantation d’un bar à salade implique l’allocation d’heures travaillées en face afin d’assurer son entretien et sa bonne gestion », explique Thomas Bellier du groupe Carrefour. « Cela va dépendre de la capacité du magasin à générer des flux suffisants ». David Bicheron, directeur général France-Bénélux de l’opérateur de salad’bar Picadeli, estime ainsi à 15 h/semaine le temps nécessaire pour passer commande, (ré)approvisionner et garantir l’attractivité du bar. « Il devient viable à partir de 40 salades/jour. Dès 50, c’est très rentable ». L’entreprise, qui dispose d’un parc de 400 corners en France, a mis le paquet sur l’intelligence artificielle pour faciliter ce travail et interagir avec le client alors que des poches de croissance subsistent hors déjeuner ou hors saison chaude. Les nouvelles recettes traiteurs (chili con carne, paëlla de la mer…) pouvant être consommées chaudes ou froides et s’intégrant dans le bar à salade doivent aider.
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