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Plus saines et naturelles, les BRSA étanchent la soif de changement des consommateurs

21 Septembre 2025 - 7744 vue(s)

Page 2 Un renouvellement à l’impact positif pour l’ensemble de l’offre d’un restaurateur

Bien avant cette nouvelle, 2024 aurait pu être une année faste pour la filière restauration grâce aux Jeux Olympiques de Paris… dont les promesses n’ont pas été tenues. Si la fréquentation est demeurée stable, les boissons sans alcool se sont révélées très résilientes, avec un taux de prise en progression de 3 %, même si les habitudes s’orientent vers des formats plus petits. Cette dynamique pourrait être renforcée par les opportunités ouvertes au travers de la taxe soda, qui incite les professionnels à se tourner vers des références innovantes et à accorder une place plus importante aux options « zéro », aujourd’hui mieux implantées en distribution qu’en restauration hors foyer où elles représentent 4 % du marché.

« La boisson est l’un des premiers éléments que l’on choisit en restauration, qu’il s’agisse de snacking ou de coffee shops. Elle donne le ton de l’offre et permet de faire la différence », avance Gabin Quaak, fondateur du distributeur Native. « L’offre de liquides a toujours été perçue comme une manne de rentabilité. Désormais, il est essentiel de se poser des questions profondes pour bâtir un assortiment ‘triple gagnant’, satisfaisant le consommateur, le restaurateur au travers de ses marges, et la planète », abonde Aurélie Meslage, directrice du développement commercial hors domicile chez Suntory.

L’enjeu est de créer des produits désirables à tout point de vue, permettant d’améliorer le taux de prise. Cela implique de construire des cartes prenant en compte les multiples unités de besoin existant au sein de la filière snacking, avec des références aux marqueurs lisibles. « Plus un produit est clair dans son positionnement, bon dans son goût et visible pour le consommateur, plus il a de valeur ajoutée, et donc plus il protège la marge du distributeur ou du restaurateur », avance-t-on chez Alterfood, qui applique ces fondamentaux sur la marque de limonade Leamo ou les thés Tensaï Tea.

Dans ce paysage, certains produits demeurent incontournables mais perdent du terrain. C’est le cas des jus de fruits, mis de côté par les consommateurs qui n’en boivent plus que 18 litres par an et par personne, au profit d’options enrichies en vitamines, de boissons fruitées ou d’eaux aromatisées à teneur en sucres plus contenue.

Si les qualités intrinsèques du produit sont de plus en plus importantes, l’effort marketing demeure un levier efficace pour dynamiser les ventes. Les succès rencontrés par la collaboration Orangina–Naruto Shippuden, un manga emblématique, ou le restaurant éphémère développé par Pepsi et le chef Xavier Pincemin (ex-Top Chef) en témoignent.

En bref :

🥤 En 2024, les boissons sans alcool ont progressé malgré une fréquentation stable.

⚡ La taxe soda stimule l’innovation et favorise les options « zéro ».
📊 Les jus de fruits reculent à 18 L/an/personne, au profit d’alternatives moins sucrées.
🌱 Les acteurs misent sur un assortiment « triple gagnant » : consommateur, restaurateur, planète.
🎯 Le marketing reste un moteur fort, comme l’ont montré Orangina et Pepsi avec leurs opérations.

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