Communauté

Franchise. Franchir le cap, ils ont osé la reconversion

19 Février 2026 - 6959 vue(s)

Page 6 La sueur, parfum du succès

À la lecture des témoignages de tous les franchisés interrogés, il serait toutefois illusoire d’imaginer que leur reconversion aura été un long fleuve tranquille. Et encore moins la réussite courue d’avance… Celle-ci, lorsqu’elle fut au rendez-vous, aura au contraire demandé un investissement de tous les instants pour surmonter les nombreuses embuches, plus ou moins inattendues, qui ont jalonné leur (re)conversion. « J’ai l’impression d’avoir couru un marathon à l’allure d’un sprint », résume ainsi Anne Neel de La Famille, en se retournant sur le chemin parcouru. Pour l’ancien champion de VTT Faustin Figarin, qui a rangé son vélo il y a 3 ans pour ouvrir 3 boulangeries Marie Blachère dans le Gard et l’Hérault, l’analogie sportive est aussi toute trouvée. « Comme pour un sportif de haut niveau, il faut une hygiène de vie irréprochable, une vraie endurance et une capacité à prendre des décisions stratégiques ». Pourtant habitué à diriger des équipes après ses expériences en direction commerciale et même en tant que dirigeant de PME dans la tech, Vincent Revol, franchisé de l’enseigne de poké Heiko à Nanterre, souligne aussi cette implication, les mains dans le cambouis, et pour laquelle il faut se préparer. « Les premiers mois, c’était 6 à 7 jours sur 7 au restaurant, de 7h à minuit », raconte-t-il, ne cachant pas les difficultés rencontrées au départ en matière d’embauche et management d’équipiers dans un univers de la restauration où le turn-over est conséquent. « J’ai fait des erreurs de débutants, reconnaît-il très humblement. Mais ce fut très formateur et si je recommence, ça devrait se passer beaucoup mieux que ça ! » Ayant revu ses méthodes de recrutement, il a depuis consolidé son équipe et même recruté récemment une manager pour l’établissement avec l’ambition de prendre un peu de hauteur et envisager de nouveaux projets entrepreneuriaux. « Outre une extrême rigueur administrative, opérationnelle mais aussi financière, il faut avoir les épaules solides et être sûr de son endurance et de sa stabilité familiale », avise-t-il aujourd’hui, alors que le restaurant continue d’attirer de nouveaux clients avec déjà 700 k€ de CA projetés sur l’année. L’entourage et l’équilibre familiaux, ce sont des points primordiaux sur lesquels insiste aussi Rabah Boughelilba, franchisé Bagelstein à Lyon. « On ne se rend pas compte de la charge mentale. On pense entreprise 24 h/24. Il faut être en phase avec son conjoint, ses enfants », insiste-t-il. Dans le cas de cet ancien conducteur de TGV, la famille est d’ailleurs plus qu’impliquée dans le projet de franchise puisque femme et enfants travaillent aujourd’hui dans le restaurant. Avec la volonté de les former progressivement afin que la prochaine génération puisse reprendre le train de la franchise… et lui offrir une retraite bien méritée !

 

La suite de cet article est réservée à nos abonnés.

Contenu abonnés

Consulter l'intégralité de l'article avec votre abonnement Print + Digital ou 100% Digital

Page précédente Lire la suite : A concerter et approuver
Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking