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Franchise. Franchir le cap, ils ont osé la reconversion

19 Février 2026 - 7254 vue(s)

Page 7 A concerter et approuver

Outre le soutien familial, l’accompagnement peut également passer par l’aide de professionnels aguerris. Car de l’obtention des financements auprès des banques à la recherche de l’emplacement, de la signature des baux souvent fastidieuse aux aléas inhérents aux travaux et aménagement, l’avant ouverture d’un restaurant franchisé s’apparente déjà à un véritable parcours du combattant. « Avec le recul, je conseillerais vraiment de ne pas économiser sur l’accompagnement y compris, pourquoi pas, sur du coaching personnel », avance Anne Neel chez La Famille, qui a récemment participé avec son mari à un Booster Camp du Réseau Entreprendre pour challenger leur projet auprès d’experts et d’autres entrepreneurs. « Je regrette presque de ne pas l’avoir fait plus tôt. Cela m’aurait beaucoup apporté, y compris en termes de posture de dirigeant ». Plus communément, les franchisés insistent unanimement sur l’importance d’un excellent expert-comptable afin de les guider dans le montage et pilotage du projet. Un bon avocat, connaissant bien de préférence l’univers de la franchise, aura été d’un précieux secours pour certains. Ce sont aussi des architectes, des cabinets d’experts en franchise, voire plus communément les sites et salons spécialisés sur la franchise pour accompagner les réflexions et démarches, notamment pour le choix et la prise de contacts avec les enseignes. Si le « feeling » avec le franchiseur fut souvent un élément déterminant, il ne doit pourtant pas faire oublier la réalité de la relation franchiseur-franchisé qui doit reposer sur la reproductibilité, avec des métriques clairement identifiées, d’un modèle qui a fait économiquement ses preuves comme sur la transmission d’un savoir-faire. Dans leur parcours de reconversion, beaucoup louent en cela les formations dont ils ont pu bénéficier auprès de leurs franchiseurs. « J’ai, pour ma part, suivi une formation théorique avant d’être immergée en point de vente pendant six semaines. Cela permet de se rendre compte de la réalité d’un métier qui est exigeant, de ne pas se sentir non plus désarmée au démarrage, sans compter l’accompagnement du franchiseur à l’ouverture, souligne Eléna Muser chez Club Café. « Cela m’a également permis d’échanger avec d’autres franchisés du réseau dans une logique de partage d’expérience », ajoute-t-elle. Car c’est d’abord cela la force d’un bon réseau de franchise : seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! Foi de (re)convertis…

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Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking