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Franchise. Franchir le cap, ils ont osé la reconversion

19 Février 2026 - 6910 vue(s)

Page 2 Rabah Boughelilba, 65 ans, Franchisé Bagelstein - De la cabine TGV au comptoir Bagelstein

Bagelstein

Après une première vie professionnelle débutée très tôt à l’usine comme tourneur-fraiseur, puis une longue carrière à la SNCF – dont douze années aux commandes de TGV – ce franchisé n’aura finalement pas goûté longtemps à une retraite prise à 54 ans. « Je me suis vite ennuyé, j’ai un tempérament hyperactif », confie Rabah Boughelilba. Quelques missions en CDD plus tard, il se met en quête d’un nouveau projet. C’est sa fille, familière de l’enseigne pour y avoir mangé à Grenoble, qui lui parle de Bagelstein. Le déclic se fait en 2019, lors des premiers échanges avec la franchise. « Ce qui a fait la différence, c’est l’accompagnement, très structuré, du début à la fin. Pour un novice, c’était rassurant ». Déjà animé par une fibre entrepreneuriale – il avait été vendeur indépendant dans le parfum puis s’était associé dans une affaire de distribution automatique en parallèle de son activité – il apprécie aussi la force de la marque et la simplicité du modèle : approvisionnement centralisé depuis le laboratoire, pas de sourcing complexe, une logistique pensée pour libérer l’esprit du franchisé.

Un projet familial exigeant, mais assumé

Financé grâce à la vente d’une maison et un apport personnel de 130 à 140 k€, le projet n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille : des refus bancaires avant de décrocher un prêt auprès de la Banque Postale de 220 k€, des retards liés au Covid, une première opportunité immobilière dans un bâtiment classé… et finalement manquée : il aura fallu être patient et faire preuve de persévérance, alors qu’il conseille de faire appel à un architecte en local qui puisse être au plus près du projet. Aujourd’hui, le magasin génère 350 k€ HT de chiffre d’affaires annuel avec encore de belles perspectives et s’inscrit dans une aventure familiale. Ses enfants travaillent au point de vente et son épouse l’a rejoint récemment grâce au dispositif cumul emploi-retraite. « La présence du franchisé dans le point de vente est indispensable, au moins au début, pour faire tourner le magasin », insiste-t-il. Aujourd’hui, l’objectif est clair : former progressivement ses enfants et leur transmettre l’affaire d’ici environ 2 ans. Lucide, le franchisé ne minimise pas l’engagement requis. « On ne se rend pas compte de la charge mentale. On pense entreprise 24 h/24. Il faut être en phase avec son conjoint, sa famille ». Mais il ne regrette rien alors que le patrimoine constitué devrait lui permettre une (nouvelle) retraite au soleil bien méritée !

 

 

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Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking