Elena MUSER, 26 ans, Franchisée Club Café - 1 coffee-shop dans le Centre Commercial La Valentine à Marseille

Pourquoi l’entrepreneuriat en franchise ?
Après mes études, j’ai intégré l’entreprise de mon père, spécialisée dans la maçonnerie et l’aménagement de magasins. J’y ai occupé des fonctions de cheffe de chantier, géré la relation client et découvert l’envers du décor administratif d’une PME. Très vite, j’ai su que je voulais être à mon compte. La restauration rapide m’attirait, sans que j’en maîtrise les codes. La franchise s’est donc imposée comme un modèle rassurant : rester indépendante tout en étant accompagnée. Avec Club Café, j’ai trouvé un réseau à taille humaine, très accessible, où l’on peut échanger directement avec les dirigeants. L’univers du coffee shop, convivial et générateur de flux à toute heure, a fini de me convaincre.
Comment s’est construit le projet jusqu’à l’ouverture ?
Le projet a mûri sur près de deux ans. Pendant cette période, j’ai continué à effectuer des missions pour l’entreprise familiale afin de m’assurer un revenu. Après avoir étudié plusieurs enseignes et rencontré Club Café au salon de la franchise de Lyon en 2023, j’ai pris le temps de valider mon choix : rencontre des fondateurs à Lille, échanges avec des franchisés, immersions progressives en magasin. Côté financement, je disposais d’un apport complété par un prêt bancaire sur sept ans et un prêt à taux zéro. La recherche du local s’avère déterminante : après de nombreuses visites, le choix d’un centre commercial s’est imposé pour son flux mais aussi par rapport à l’environnement sécurisant, et ce malgré des négociations qui ont pris du temps. Début 2025, j’ai suivi un mois et demi de formation, puis bénéficié d’un accompagnement étroit à l’ouverture.
Quel regard portez-vous sur cette première année d’exploitation ?
C’est un projet qui demande une énergie folle. Je suis très investie, perfectionniste, et je ne compte pas mes heures. Être derrière un comptoir, gérer 300 à 400 passages caisse par jour, créer une relation client de proximité : cela s’apprend. À 26 ans, sans attache familiale, c’était le bon moment je pense ! Cette première année est consacrée à la stabilisation du coffee shop, avant je l’espère de former les équipes pour devenir moins indispensable opérationnellement et ainsi préparer un second projet. Mon principal conseil : oser se lancer et recruter au savoir faire. J’ai la même équipe depuis le début, choisie au feeling, et c’est aujourd’hui l’une de mes plus grandes forces.
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