André RIMBAULT, 52 ans, Franchisé Columbus Café & Co - 1 coffee shop à Fenouillet (reprise)

Après 15 ans en GMS, pourquoi changer de voie ?
Après avoir gravi tous les échelons, de chef de rayon à directeur d’hypermarché, je me suis peu à peu senti éloigné du terrain et des clients. J’avais le sentiment de travailler davantage pour une hiérarchie que pour mes équipes et le magasin. La franchise s’est rapidement imposée comme une évidence : je suis habitué aux environnements structurés et j’avais besoin d’un accompagnement solide, sans avoir à gérer la création produit ou les achats. Une première tentative en tant que salarié dans une franchise de piscines, avec la perspective de reprendre, n’a pas été concluante car le concept ne me correspondait pas. J’ai alors quitté mon poste via une rupture conventionnelle pour prendre du recul.
Comment s’est imposé Columbus Café ?
Je souhaitais vendre un produit « consommable » et j’ai exploré plusieurs secteurs : papeterie, boulangerie mais la dépendance au savoir-faire m’a freiné. C’est finalement ma fille qui m’a fait découvrir Columbus. J’ai immédiatement adhéré au concept et le projet a mis 18 mois environ à se concrétiser. Initialement orienté vers une création, j’ai saisi une opportunité de reprise au centre commercial de Fenouillet, que je connaissais. Même si le point de vente n’était pas rentable, son potentiel était réel et les cédants ont été transparents.
Quels enseignements tirez-vous de cette reprise ?
Je me suis fait accompagner à chaque étape : une avocate pour sécuriser la reprise et le bail, un expert-comptable, France Travail et le réseau BGE… Je conseillerais aussi de se rapprocher du réseau Entreprendre que j’ai découvert sur le tard. J’ai renforcé mon apport pour rassurer les banques et bâti un prévisionnel réaliste. Malgré une formation complète, j’ai été surpris depuis la reprise en octobre 2025 par l’intensité de l’activité. J’ai repris une équipe de sept personnes, un défi que je connaissais déjà avec ses avantages et ses inconvénients. Mais ce métier de barista est exigeant, précis, et mérite vraiment d’être valorisé ! Il y a un vrai plaisir du geste et du travail bien fait.
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