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Franchise. Franchir le cap, ils ont osé la reconversion

19 Février 2026 - 7232 vue(s)

Page 8 Frédéric ACH, 55 ans, Multi-franchisé Dubble. La franchise comme accélérateur

Frédéric ACH, 55 ans, Multi-franchisé Dubble - 6 restaurants à Nancy, Metz, Strasbourg, Reims

Dubble

Qu’est-ce qui vous a poussé vers la restauration rapide healthy ?

J’ai passé 25 ans dans le secteur du Medical Devices, avec des fonctions commerciales à responsabilité. Cela m’a forgé une grosse capacité de travail et une vraie résistance à la pression, deux qualités indispensables en restauration. Mais la question s’est posée : continuer à grimper hiérarchiquement, avec plus de confort financier, au prix d’une vie passée en déplacement ? J’ai eu envie de reprendre la main sur mon quotidien. Épicurien dans l’âme, je cherchais un métier de bouche, sur un marché porteur.

Pourquoi en franchise ?

Je suis un opérationnel, capable de gérer des business units, mais créer un concept from scratch n’était pas fait pour moi. La franchise est un accélérateur pour des profils comme le mien. Dubble, je l’ai découvert presque par hasard, grâce à ma belle-fille. Ce qui m’a marqué, c’est la réactivité de la fondatrice et l’alignement immédiat avec mes valeurs. J’ai suivi le parcours classique – rendez-vous, immersion, DIP – avec une ambition claire : devenir entrepreneur et mener un projet d’envergure. Le premier restaurant a ouvert à Nancy en décembre 2018, avec l’objectif initial d’en ouvrir un tous les deux ans, puis un par an, sur un engagement de 10 unités.

Quel regard portez-vous sur ce parcours ?

Le Covid a rebattu les cartes, avec le télétravail. Heureusement, j’avais la capacité financière pour tenir et un franchiseur avec qui trouver des solutions, notamment pour augmenter le panier moyen. J’ai ouvert un 2e restaurant en juin 2020, entre 2 confinements, puis d’autres à Reims, Strasbourg, Metz… Aujourd’hui, ma holding compte 6 restaurants, 16 salariés et environ 2 M€ de CA, sans aucun dépôt de bilan malgré un contexte difficile. 4 établissements fonctionnent très bien, 2 restent à optimiser. Je suis surtout fier de proposer des produits frais, transformés sur place, sans ajout, dans lesquels je me reconnais pleinement. Être franchisé, c’est avant tout être chef d’entreprise. En cas d’échec, c’est le vôtre, pas celui du réseau. Aujourd’hui, je peux me le permettre mais ce que je gagne est surtout réinvesti dans l’entreprise, avec une logique de valorisation à moyen terme, d’ici cinq à sept ans. Les crédits seront remboursés d’ici 2028 et les perspectives s’éclaircissent. Mon conseil : bien s’entourer. Un avocat pour sécuriser les contrats, un expert-comptable proche du terrain, capable de comprendre votre vision. La résilience fait le reste.

 

 

 

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Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking