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Le snacking, roi des heures creuses

20 Mars 2026 - 2397 vue(s)

Page 2 Parfois le repas de substitution

Derrière cette apparente gourmandise se cache peut-être une autre réalité, moins réjouissante, quand plus d’1 Français sur 3 se dit touché par l’« insécurité alimentaire », faute de temps ou d’argent. 35 % déclarent ainsi substituer parfois un déjeuner et 31 % un dîner. Plus largement, l’inflation pèse sur les produits de substitution consommés quand 32 % des sondés indiquaient l’an dernier avoir réduit leur consommation de biscuits sucrés et gâteaux, 28 % de chips et biscuits salés et 26 % de boissons sucrées pour raisons économiques. D’où l’intérêt pour les industriels de proposer des alternatives à la fois gourmandes et abordables ! Rémy Lucas, Cate Marketing, note aussi cette ambivalence dans les innovations présentées au dernier jury Snacking d’Or (palmarès p. 24) « Les produits accessibles prennent le dessus avec des bases simples – focaccia, pizza, chips, crêpes, gaufres, madeleines, beignets – et des garnitures plus modestes pour réduire les coûts », observe-t-il. « Mais dans cet environnement minimaliste, le plaisir reste central. Le sucré joue son rôle refuge à travers barres, cookies, crumbles ou mousses où les fruits secs, pistache en tête, viennent parfois supplanter le chocolat ».

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Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking