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Circuits alternatifs. Multiforme et flexible, le snacking s’invite (presque) partout !

22 Mars 2026 - 1553 vue(s)
Apparu il y a une vingtaine d’années en France, le snacking s’est d’abord imposé dans nos rues à travers la restauration commerciale, via des établissements dédiés aux déjeuners et dîners sur le pouce, sur place ou à emporter. Depuis, il s’est invité un peu partout, parfois même là où on ne l’attendait pas. Où en est cette conquête du territoire ? Quels sont les circuits alternatifs les plus dynamiques et redoutables pour les acteurs classiques ? État des lieux et analyse avec 10 experts et dirigeants du secteur. Enquête réalisée par Anthony Thiriet

Page 1 Focus Proxi. « Le snacking chaud prêt à consommer répond aux nouvelles attentes »,

 Vincent Nighoghossian, adhérent Intermarché à Asnières-sur-Seine (92)

Intermarché

Après avoir repris l’Intermarché du boulevard Voltaire d’Asnières en octobre, Vincent Nighoghossian a revu le parcours client en misant sur le snacking. Toute l’offre, industrielle et plus artisanale, a été ramenée à l’entrée et développée. Les clients sont dorénavant accueillis par un long linéaire de boissons, avec des références premium, comme les limonades siciliennes Castelli. Résultat : + 70 % de CA sur le snacking liquide. La machine à jus d’oranges rencontre aussi le succès, avec plus de 400 ventes par mois, en partie via une formule à 2,29 € avec viennoiserie.

Le snacking solide s’étend lui sur 6 portes, renforcées par un bac au cœur de l’allée. On y trouve notamment des plats cuisinés de pâtes signés I-Taly. « Je teste régulièrement d’autres fournisseurs. Pour des raisons de traçabilité et de qualité, je m’appuie sur des spécialistes. » Un « point chaud », Mytie, propose pizzas, croque-monsieur et autres tenders de poulet. « Ce snacking chaud prêt à consommer, disponible toute la journée, répond aux nouvelles attentes des consommateurs ! » Le stand de sushis complète l’offre alors que l’adhérent prête 12 m² à Sushi Market (Hana Group) qui s’occupe de tout et verse une commission sur les ventes, le paiement se faisant aux caisses. « Les gens se laissent aisément tenter par ces sushis préparés sous leurs yeux ! » En outre, une rôtissoire permet de vendre jusqu’à 15 poulets chauds par jour.

Malgré cette offre snacking variée et le peu de restaurants aux alentours, l’adhérent n’a pas prévu de places assises, ni de micro-ondes ou de distributeur de boissons chaudes. « Nous ne savions pas si le snacking allait décoller. Et cela implique des contraintes d’espace, d’organisation et d’hygiène. Mais vu le succès de nos nouvelles offres, nous y pensons ! » Vincent Nighoghossian reste toutefois clairvoyant : « Chaque m² est cher, on ne peut pas multiplier des corners de restauration au détriment de notre activité principale qui est de vendre aussi bien des boîtes de conserve que des couches. » En tous cas, sa stratégie porte ses fruits : ce magasin de 1 800 m², ex-Casino, devrait atterrir à 16 M€ de CA en 2026, contre 9 M€ en 2024. Et le poids du snacking a été multiplié par 2,5.

 

 

 

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