Bien que portés par la dynamique snacking, les nouveaux équilibres du marché redessinent la consommation de boissons hors domicile. Entre l’inflation persistante aggravée par la nouvelle taxe sucre, l’essor du sans alcool comme la recherche de naturalité et de bénéfices fonctionnels, l’enjeu est de proposer une expérience cohérente avec les aspirations contemporaines. À la fois plus saine, plus fonctionnelle, et surtout suffisamment désirable pour justifier l’achat !
Si elle demeure vive, la soif des consommateurs pour leur boisson hors-domicile semble aussi avoir ses limites. Et dans le contexte de hausse généralisée des prix alimentaires des 3 dernières années, la taxe sucre, mise en service depuis le printemps 2025, aura parfois été la goutte de trop dans le verre déjà bien corsé des convives. « Nous continuons à observer en 2026, des arbitrages assez notables sur cette catégorie des softs », confirme l’experte Julie Fontes de Food Service Vision, qui relie le phénomène aux hausses tarifaires intervenues en 2025. Concrètement, les boissons avec du sucre ajouté – sodas, mais aussi jus de fruits ou eaux aromatisées – se voient désormais appliquer une taxe de 4 centimes par litre pour celle avec moins de 5 g de sucre au litre, de 21 centimes entre 5 et 8 g, et de 36 centimes au-delà. Ainsi, le prix des boissons sucrées aurait, en moyenne, augmenté de 10 % depuis un an selon les données Nielsen partagées par le Syndicat des Boissons Sans Alcool (SBSA) qui évalue la hausse du montant versé par ses membres en 2025 à près de 80 % supérieur à 2024 (468 M€ à l’époque). Ainsi, selon les études menées par le cabinet Food Service Vision en hors-domicile, plus d’un consommateur sur deux déclareraient avoir perçu les hausses de prix liées à cette taxation. Et plus significatif encore : parmi les consommateurs ayant identifié ces augmentations, près de sept sur dix indiqueraient avoir modifié leurs habitudes de consommation. N’en jetez plus la coupe est pleine !