Observer les étals de la restauration rapide, c’est aujourd’hui un peu comme tourner les pages d’un Atlas mondial du parfait bec sucré. Et derrière les desserts aux connotations américaines, popularisées par les coffee shops, les univers du dessert et de la pâtisserie se conjuguent désormais dans de multiples langues pour séduire une clientèle avide de découvertes. Du chocolat de Dubaï au mochi glacé, du donut gourmifié à la babka revisitée, toutes ces douceurs dépaysantes redessinent les cartes et dynamisent les moments de consommation.
Longtemps cantonnée aux grands classiques hexagonaux, la pâtisserie en restauration rapide prend aujourd’hui des accents plus lointains. Et si muffins, cookies, brownies ou encore cheesecakes se sont hissés en quelques années au rang d’incontournables, faisant déjà figure de locomotives business pour les établissements, la liste des inspirations étrangères sucrées s’allonge à vue d’œil devant le succès que leur réservent les convives, qu’ils soient jeunes pensionnaires de la Gen Z ou âgés de quelques printemps de plus. Il faut dire que les Français ont depuis longtemps démontré leur potentiel de bec sucré. « Le dessert demeure une valeur fondamentale en France, qui traverse les générations. Et si le désir de finir le repas sur une note sucrée reste profondément ancré, il est encore plus présent chez les jeunes consommateurs surreprésentés en restauration rapide », explique Bernard Boutboul, du cabinet Gira, qui en fait même une spécificité française. « Au restaurant, nous sommes en moyenne trois fois plus “plat-dessert” que la moyenne européenne et même cinq fois plus que le reste du monde ». De quoi souligner l’importance de ce moment de fin de repas, souvent décisif dans l’appréciation globale d’un établissement.
Parmi les références, outre le muffin, les « Dots Dubai style » marient crème de pistache, éclats de chocolat fondant et filaments de pâte kataifi. Un produit original et glamour en format 35 g et prêt après simple décongélation. Egalement proposé, un cookie de 72 g prêt à décongeler.
Cookie de 95 g fourré à la crème de pistache et cacao, cuit, surgelé. Il se positionne à la croisée du cookie et du fondant avec sa pâte à gâteau à base de pistache avec inclusion d’éclats de pistache et cacao. DLC 182 jours. 72 h à température ambiante après décongélation.
Inspirée de l’univers culinaire du Moyen-Orient, cette madeleine réinvente les codes classiques pour offrir une expérience sensorielle unique. En format 51 g, elle se distingue par son topping de pistaches torréfiées qui apporte du croquant, son cœur fondant au chocolat intense et généreux, ainsi que sa saveur et sa couleur pistache très tendance. Son jeu de textures, entre croustillant, fondant et moelleux, illustre le raffinement du “Dubai Style”, en plein essor dans l’univers du food service. Surgelée et prête à dorer en seulement 4 min à 190°C, elle libère à la sortie du four une irrésistible odeur de pistache. Une innovation issue de la gamme "Juste à dorer" qui répond directement à la tendance “Chocolate Dubaï”, permettant aux professionnels de séduire une clientèle en quête de nouveautés gourmandes.
Ces pâtisseries traditionnelles du Moyen-Orient, reconnues pour leur texture moelleuse et leur saveur unique, sont fourrées de crème sucrée et de fromage blanc. Elles sont sublimées par un sirop parfumé à la fleur d’oranger ou du miel, avec une touche croquante de pistaches. Proposées en version surgelée, elles allient authenticité et innovation grâce à un procédé de production semi-automatisé.
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À ce rythme, il n’est donc pas surprenant de voir le taux de sucre global de la restauration hors domicile se maintenir à des niveaux élevés. « Aujourd’hui, plus d’une visite sur quatre en restauration hors domicile comporte au moins un dessert (27 %) », confirme Maria Bertoch, du cabinet Circana. Si ce chiffre a légèrement reculé entre 2019 et 2025 (- 1 point), elle attribue ce repli à la baisse des ventes de pâtisseries classiques, pénalisées par les performances de la restauration à table. « Inversement, la gamme américaine a le vent en poupe, boostée à la fois par l’intérêt des consommateurs 18-34 ans, par une offre retail plus étoffée et par le “push” des chaînes sur le marché RHD », poursuit-elle, soulignant que la « sweet touch » reste un puissant levier d’attractivité.
Sur un marché encore très atomisé, où les indépendants restent nombreux, la dernière édition du Top 150 des Majors de la restauration rapide révèle une progression de 23 % du chiffre d’affaires des chaînes positionnées sur les « plaisirs sucrés » en 2024. Une croissance partiellement portée par des acteurs de la glace comme Amorino, mais surtout par des spécialistes de la pâtisserie, mono-produits ou non, aux inspirations venues d’ailleurs. C’est le cas de Waffle Factory, qui a gagné 11 points de vente en 2024 avec sa gaufre de Liège revisitée, ou encore de Momen’Tea et Yogurt avec leurs bubble waffles, sans oublier les réseaux émergents du donut et les incontournables du cookie comme La Fabrique Cookies et Laura Todds.
En bref :
🍰 La pâtisserie en restauration rapide s’internationalise et séduit toutes les générations.
🇫🇷 Le dessert reste une spécificité culturelle forte en France, surtout chez les jeunes.
📊 27 % des visites en restauration hors domicile incluent au moins un dessert.
📈 Les chaînes positionnées sur les plaisirs sucrés ont vu leur CA progresser de 23 % en 2024.
🌍 Cookies, waffles, donuts et desserts américains tirent la croissance du segment.