#FoodTech : Quand Metro révèle son restaurant de demain au Sirha 2017
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#FoodTech : Quand Metro révèle son restaurant de demain au Sirha 2017

9 Février 2017 - 3178 vue(s)
On aurait (presque) pu passer à côté du restaurant de demain présenté au Sirha 2017 par Metro Cash & Carry France, mais c’est mal nous connaître… Il faut dire que le grossiste alimentaire et en équipement était à la limite de la provocation… « Etes-vous prêt pour demain ? » était le message porté par les équipes (en nombre) sur leur tenue pour vous accueillir… De quoi aiguiser note curiosité ! Snacking.fr vous propose, au-delà des écrans tactiles et des outils digitaux, de définir les enjeux de la restauration de demain avec ce grand acteur de la distribution. Comment, ces innovations à la pointe de la technologie, sont-elles perçues par les restaurateurs en pleine transition digitale ?

 

Inviter les restaurateurs et les commerçants indépendants à découvrir le restaurant de demain

200 m² de superficie, 40 couverts servis chaque jour, des espaces lounge pour se rencontrer, 3 cuisiniers présents à chaque service… et puis des tables tactiles pour commander ses plats, laisser ses commentaires, repenser son parti pris accueil client... Tel était l’enjeu de Metro Cash and Carry France lors de cette dernière édition du Sirha 2017.

Au premier regard, les restaurateurs sont surpris par cet environnement nouveau mais chaleureux aux tonalités de bois clair, avec des espaces lounge accueillants où tout a été pensé et réfléchi, comme l’éclairage, le mobilier, afin de créer une ambiance futuriste mais rassurante. Pour proposer ce restaurant 100 % connecté et offrir à ses clients venus de la région Rhône Alpes principalement, Metro Cash and Carry a souhaité créer un espace de rencontres en intégrant le meilleur du digital certes, mais aussi l’expérience in situ d’un véritable restaurant. C’était la promesse déjà confiée à snacking.fr par Régis Bertrand, Business Development Manager chez Horeca Digital pour Metro lors du dernier salon Equip’Hôtel.

Le digital, un enjeu majeur pour les restaurateurs et les commerçants indépendants

Au-delà de proposer une expérience immersive durant laquelle tout un chacun pouvait ainsi tester les applications proposées par Metro Cash and Carry et déjeuner, le restaurateur avait aussi la possibilité de s’entretenir directement avec les startups et leurs représentants, tous présents afin de répondre à leurs questions et effectuer des démonstrations complémentaires pour désamorcer leurs inquiétudes. Qu’il s’agisse de solutions de réservation, de service clients (réponses aux commentaires), de mise en place de click and collect, de réflexion pour monter des investissements grâce au crowdfunding, de la gestion de l’hygiène et des plannings de production et de personnel, de personnalisation de ses recettes…, l’objectif de la marque était de démontrer que ces outils existent, afin d’améliorer l’expérience de leurs clients pour les attirer, les fidéliser et leur apporter, pour eux également, un confort nouveau. Durant ces 5 jours, les professionnels ont pu se mettre à la place du client qui utilise ces dispositifs entrés dans leurs usages et rencontrer ces nouveaux visages, ces entrepreneurs, ces startupers, qui fonctionnent en méthode agile et pour qui le « Test and Learn » est une philosophie de vie. Parmi la sélection de Metro Cash and Carry, étaient effectivement présentes : Eazeat (réserver, commander, payer avant son arrivée au restaurant), Last Table, Orderbird, Snapchift, Job Minute, Culinary Agents, The Good Invest, Loyalty, Guestonline…

... ainsi que des prototypes de tables tactiles pour personnaliser son burger ou bien faire découvrir les légumes d’une autre manière aux enfants.

Si le digital n’est pas une fin en soi en restauration, il modernise la manière de choisir, comparer, payer et fidéliser

Le projet Horeca Digital est tout nouveau chez Metro Cash and Carry et a vu le jour voilà deux années à Berlin afin d’aider les restaurateurs et les commerces indépendants à passer le cap de la digitalisation de la société dans son ensemble car toutes les couches de la société sont touchées. Anticiper demain, contrer l’agressivité des chaînes installées qui proposent déjà la commande en ligne et qui ont revu leur parcours client en intégrant le phygital, c’est tout l’enjeu de la restauration indépendante de demain, d’autant plus en snacking qui s’adresse à un public particulièrement jeune et ultra connecté. "Pas question pour Metro Cash and Carry de faire n’importe quoi", précise Régis Bertrand. « Nous avons un contrat de confiance, avec nos clients, installé de longue date ». Les règles sont très claires dès le départ.
La startup doit obligatoirement passer par un entretien préalable afin de présenter sa solution, son business model et démontrer que l’entreprise est « scalable » (avoir trouvé un nombre de clients et d’utilisateurs afin de correspondre à un besoin entré dans l’usage selon un système vertueux). Ensuite, elle doit développer sa propre valeur différenciante sur le marché en ne devenant pas la énième solution qui propose un système déjà existant et ne pas chercher à faire le buzz pour lever des fonds à tout va. Ensuite, la posture des entrepreneurs est primordiale. L’entreprise se doit de proposer un plan à moyen et long terme et des projets de développement atteignables. Alors, le dispositif de la startup est testé par une cinquantaine de restaurateurs tous clients de Metro Cash and Carry afin d’évaluer les fonctionnalités et les capacités de la startup à s’adapter à l’opérationnel. C’est ensuite que Metro peut, très clairement, décider d’investir dans le capital de la startup à hauteur de 20 % maximum (celle-ci ne renonçant pas à sa gouvernance) afin d’assurer son déploiement au réseau national, voire international du distributeur.


« C’est une caution que nous souhaitons offrir à nos clients de longue date et aux nouveaux, en leur proposant des solutions digitales éprouvées et durables ».

Des retours rassurants, des restaurateurs charmés et confiants

Le digital, on en parle beaucoup dans tous les secteurs du commerce et bien du chemin reste encore à faire en France. Un chiffre de 2016 pour illustrer cette tendance, 60 % des consommateurs souhaiteraient acheter sur internet alors que seulement 16 % des commerçants proposent des sites de commande en ligne.

Parmi les startups plébiscitées par les restaurateurs, Menu du Jour (MDJ), permet de trouver -comme son nom l’indique- le plat du jour des restaurants en s’appuyant sur la géolocalisation. L’intérêt pour le restaurateur est d’être trouvable sur le web avec son offre majeure, vendue à 80 % le midi et de pouvoir faire le plein rapidement… Mais aussi, comprendre comment fonctionnent ces dispositifs, comment ils peuvent contribuer à aider la restauration à mieux performer. Ces journées, selon Régis Bertrand, ont permis aux personnes de se rencontrer, de lever les tabous face à l’ignorance, de pouvoir se rendre compte que ces dispositifs étaient accessibles et pouvaient avoir une réelle utilité, qu’il ne s’agissait pas seulement d’un gadget ou d’un effet de mode du moment, mais d’une réelle tendance socio-culturelle de la société d’aujourd’hui et de demain.

« Je suis customer centric, la satisfaction du client fait partie de mon adn, et je n’ai jamais voulu faire comme tout le monde. J'aime anticiper et avoir une vision. Je ne pouvais pas faire autrement que de faire partie du projet porté par la team Metro et du "Restaurant de demain" et d’installer l’entreprise, nos clients et nos partenaires dans l’avenir ! ». Régis Bertrand Business Development Manager chez Horeca Digital pour Metro.

Quand nous demandons à Régis Bertrand comment on devient Monsieur Digital chez Metro, il nous explique son amour du métier et son affect pour une entreprise où il œuvre depuis plus de vingt ans après avoir administré plusieurs entrepôts dont celui de Bercy. Il y a proposé de nouveaux services comme l’ouverture très matinale et très tard le soir qui ont rencontré un vif succès auprès des restaurateurs. 

Le digital, nous en parlons beaucoup, et les restaurateurs que nous sommes ou avons été avons bien du mal à nous projeter dans cette nouvelle ère. Avant de parler de transition digitale, encore faut-il avoir effectué sa TRANS-FOR-MA-TION. Oui, il convient de formater son disque dur, revoir ses fondamentaux et se donner du temps pour accompagner ses collaborateurs mais aussi ses partenaires dans ce long processus qui est déjà en marche. La digitalisation c’est la révolution industrielle à l’heure du XXIème siècle. Si certains d’entre nous n’ont pas encore fait la démarche, l’ère de la data arrive à grands pas et il sera bien difficile de remonter ce temps qui est allé à toute vitesse en moins de deux décennies. Et puis n’oubliez pas, la transition digitale c’est un état d’esprit comme le précise si bien Will Mc Innes (Brandwatch) : « La transformation digitale c’est bien plus que des applis et des sites web»

Article mis à jour le 10/02/2017 - 09:40

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