Le végétal s'enracine dans notre alimentation
Tendances 15

Le végétal s'enracine dans notre alimentation

16 Juin 2017 - 7059 vue(s)
Montée des régimes végétariens ou flexitariens, méfiance vis-à-vis des aliments transformés, allégations santé toujours plus prégnantes… Autant de phénomènes qui favorisent aujourd’hui la montée du végétal dans l’alimentation des Français selon les résultats de l’enquête exclusive Ifop/Lesieur pour l’Observatoire des Cuisines Populaires (OCPop). Et la tendance s’annonce durable…

La part du végétal dans la consommation des Français prend aujourd’hui de plus en plus de place et ce n’est point un hasard à en croire l’analyse partagée par Eric Birlouez, ingénieur agronome et sociologue de l’alimentation. « La très grande majorité des Français perçoit l’univers du végétal alimentaire comme positif. De ce fait, nous sommes en train de vivre une nouvelle phase de transition nutritionnelle avec un déclin des produits « animaux » au profit d’une montée du végétal », analyse-t-il, pronostiquant un enracinement durable dans l’assiette des Français. Ainsi, selon l’étude Ifop/Lesieur, 41 % des personnes interrogées déclareraient avoir augmenté leur consommation « végétale » au cours des deux dernières années et ils seraient même 50 % à prévoir de le faire dans les deux prochaines années. « Si cela reste du déclaratif et ne reflête pas totalement la réalité, il n’en reste pas moins que les végétaux ont acquis aujourd’hui un statut d’objets de désirs ».

La santé des Hommes et des animaux au coeur des motivations

Si l’on s’intéresse de plus près aux plus de 4 Français sur 10 consommant déjà davantage de produits végétaux, la motivation première qui ressort reste sans surprise leur préoccupation santé en faveur d’un équilibre nutritionnel (pour 82 % d’entre eux). La diversité des produits végétaux, interdisant toute monotonie alimentaire arrive derrière et, plus largement, la notion de plaisir. « Les freins à la consommation de produits végétaux existent mais ne sont pas fondamentalement marqués », témoigne Eric Sagnat de l’Ifop. Dans 29 % des cas, c’est le goût qui ne sied pas aux papilles, devant le prix (24 %) et la présence possible de pesticides (21 %). Un dernier chiffre à mettre en regard des 30 % qui au contraire en consomment pour leur côté jugé « plus naturel, non transformé ». La souffrance animale est aussi au cœur du changement des comportements alimentaires dans 22 % des cas. Ainsi, l’étude chiffre à 4 % la proportion de végétariens interrogés et 3 % pour les végétaliens. Ils sont plus nombreux (9 %) à suivre en revanche scrupuleusement un régime dit « flexitarien » (consistant à réduire sensiblement sa consommation d’originale animale sans y renoncer) et surtout 43 % à essayer de le faire ou à l’envisager ! De quoi légitiment annoncer des lendemains florissants pour les produits végétaux…

 

 

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