Les Français encore trop peu regardants sur leur alimentation
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Les Français encore trop peu regardants sur leur alimentation

30 Août 2017 - 700 vue(s)
L’Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié les résultats de la troisième édition de son étude Inca sur les consommations et les habitudes alimentaires de la population française. Parmi les enseignements majeurs, la montée en puissance des produits transformés et des compléments alimentaires ou encore une alimentation encore trop salée et surtout manquant de fibres.

Mention « peut (vraiment) mieux faire » ! C’est le bilan que l’on peut faire à la lecture des résultats de cette nouvelle édition de l’étude Anses, baptisée Inca 3 et réalisée tous les 7 ans, qui tire un portrait encore peu reluisant des habitudes de consommations alimentaires des Français. Cette photographie se base sur un échantillon représentatif de la population de 5 800 personnes (près de 3 100 adultes et 2 700 enfants) pour  13 600 journées de consommation et 320 000 aliments analysés ! Première conclusion, les Français consomment en moyenne 2,9 kg d’aliments chaque jour, soit environ 2 200 kcal, dont 50 % sous forme de boissons. Sans surprise, les hommes mangent encore davantage que les femmes, celles-ci privilégiant plus facilement les yaourts et fromages blancs, les compotes, la volaille et les soupes. Les hommes sont quant à eux sur-consommateurs de fromages, viandes, charcuteries, pommes de terre ou encore…crèmes dessert. L’Anses dresse ainsi le constat que le niveau d'activité des Français est toujours inadapté par rapport à leur alimentation. En 2014-2015, 13 % des enfants et adolescents et 34 % des adultes de 18 à 79 ans étaient en surpoids tandis que respectivement 4 % et 17 % d’entre eux étaient obèses. Mis en cause, un comportement toujours plus sédentaire lorsque l’on sait que le temps passé quotidiennement devant les écrans, hors temps de travail, a en moyenne augmenté de 20 minutes chez les enfants et d'1 h 20 chez les adultes au cours des 7 dernières années !

Des disparités sociales et géographiques

L'étude met aussi en exergue des disparités de comportements en fonction de l’âge, du niveau d’étude ou encore du lieu d'habitation. Ainsi, pour exemple, les individus ayant un niveau d’étude supérieur ou égal à bac + 4 seront davantage portés sur les fruits et deux fois moins sur les boissons rafraîchissantes sans alcool. Tandis que les habitants des grandes agglomérations consomment plus de poissons, confiseries, chocolat et jus de fruits que dans les zones rurales, où l'on retrouve une prédominance de charcuteries, de légumes et de fromages. Les séniors (65 à 79 ans) seront quant à eux davantage attirés par des produits faits maison. Par ailleurs, on observe une augmentation de la consommation « raw » puisqu’environ 80 % des individus de 15 à 79 ans mangent des produits d’origine animale crus. Toutefois, la place des produits transformés dans notre alimentation n’est pas en recul, loin s’en faut… Et plus de la moitié des aliments transformés est issue d’une fabrication industrielle. Par ailleurs, plus de 50 % des ménages préfèrent encore les grandes surfaces pour les achats de poissons, de viandes, de fruits et de légumes frais.

Trop de sel, pas assez de fibres !

De même, l'étude INCA 3 révèle que la quantité de sel est un peu trop élevée (en moyenne 9 g/j chez les hommes et 7 g/j chez les femmes contre 8 g et 6,5 g/jr recommandés) et les apports en fibres sont insuffisants. Les apports en fibres, contenues dans les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers n’atteignent en effet que péniblement les 20 g/j chez les adultes, bien en deçà des recommandations de l’Anses (30 g/j). Plus marquant encore,  le nombre de consommateurs de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, plantes) a très fortement augmenté, passant de 12 % à 19 % chez l’enfant et de 20 % à 29 % chez les adultes entre 2006-2007 et 2014-2015 poussant l’Anses à rappeler que « ces produits ne sont en aucun cas nécessaires dans le cadre d’une alimentation équilibrée, pouvant même s’avérer risqués selon la nature des produits consommés».

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