#moijeune, le selfie d'une génération sous influence ?
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#moijeune, le selfie d'une génération sous influence ?

17 Novembre 2017 - 1920 vue(s)
Depuis un an et demi, le quotidien 20 Minutes collabore avec les jeunes Français de 18-30 ans afin de dresser un portrait de leur génération. Une démarche participative baptisée MOIJEUNE (#moijeune), co-construite avec eux et en partenariat avec OpinonWay qui permet de dresser le selfie des fameux millennials, le cœur de cible de la restauration rapide et fast casual. Snacking.fr vous livre les résultats du troisième volet de cette étude consacrée à l’influence dont la communauté snacking aurait bien tort de se priver...

Si les restaurateurs sont confrontés à de nombreux défis, celui de comprendre leur cœur de cible en est un de taille. Si cette frange de la population représentera 50 % de la population en 2020, les millennials donnent bien du fil à retordre à tous les marketeurs, car évidemment en restauration, on ne peut se satisfaire d’une offre unique quand il s’agit de driver les consommateurs sur tous les instants de consommation. En baptisant sa baseline « 20 minutes avec vous », le média est bien conscient de la diversité des profils et des aspirations toutes différentes de cette population prête à prendre le pouvoir dans des années pas si lointaines et exprime sa volonté de se démarquer et entrer dès aujourd’hui dans l’usage de ses utilisateurs afin de devenir sa source d’informations principale. La méthode utilisée, basée sur l’écoute active de ses utilisateurs par la prise de parole a d’ailleurs vu la naissance d’une plateforme dédiée : 20 minutes-moijeune.fr permettant à tout un chacun de consulter les comportements et les aspirations de cette communauté en fonction de l’air du temps et en toute transparence. Depuis sa création, voilà un an et demi, 35 000 interviews et 50 vagues d'enquêtes ont été réalisées et un groupe d'ambassadeurs fermé de 1 200 membres a été créé sur Facebook par le média. Voici les résultats de cette 3e étude, basée cette fois sur l’influence, afin de faire le point sur la lucidité de cette génération sur les enjeux du web.

 

Millennials : entre le « Wait and see » et le « Just do it ! » leur cœur balance…

Dans notre contexte économique difficile et quelque peu encombré, 63 % des jeunes veulent être salariés et bénéficier de la sécurité de l’emploi, (la quête du fameux CDI !). Ils sont cependant 37 % à vouloir entreprendre et créer leur entreprise afin de maîtriser leur vie et leurs choix. Entre les 46 % de cigales qui souhaitent profiter pleinement de la vie et de chaque instant (le fameux Taste The Feeling de Coca-Cola…) et les 54 % de fourmis qui constituent ce large panel, ces dernières attendent patiemment que les choses s’arrangent et hésitent avant de se lancer dans une décision impactant leur porte-monnaie ou tout changement dans leurs habitudes remettant en cause leur confort. Mais la recherche de sécurité n’est-elle pas humaine ? Ce qui pourrait largement expliquer la fidélité de nos clients en restauration et la difficulté que nous pouvons avoir à installer de nouveaux concepts basés sur l’innovation… Si bien que notre Président de République nouvellement élu ne requiert que 43 % des expressions du renouveau politique…

Le « wait and see » est donc partout et, entre les early adopters et les followers, les écarts d’appréciation marketing dans la courbe d’adoption d’un produit ont toujours la vie dure…

L’influence, l’art de la persuasion selon les jeunes

Ces digitales natives ont pleinement profité de l’essor des réseaux sociaux entrés dans leurs usages depuis petits, ont vu l’apparition des applications mobiles, de l’économie collaborative et aujourd’hui l’essor colossal des messageries comme WhatsApp et Facebook Messenger leur permettant de partager avec leur communauté toutes leurs informations et d’exister au travers de supports virtuels où le selfie règne en maître.  

Si Pour 35 % d’entre eux, l’influence c’est avant tout la persuasion, la capacité à faire faire des actions aux autres (pour 41 %) et à faire bouger les lignes dans la société (31 %), c’est ainsi que l’on constate que l’influence de la famille et de leur chère maman reste très importante dans les choix de vie ; il n’en est pas de même dans leur comportement d’achat où ils accordent leur confiance aux youtubeurs, instagrameurs et les bloggeurs bien avant les stars de cinéma, de musique et de football…

« L’ c’est d’abord l’art de la persuasion pour 35 % des 18-30 ans interrogés par , tandis que 39 % considèrent que l’influence provient de la nature des contenus partagés » explique Nicolas Peltier de

 

Afin d’affiner leur jugement sur le pouvoir d’influence d’un influenceur, ils privilégient en premier lieu la nature des contenus partagés (39 %) et moins le nombre d’abonnés (26 %).

Ainsi, le fameux bouche à oreille reste toujours valable dans notre société, même s’il est digitalisé, donnant ainsi toute sa force à un certain Tripadvisor ou le partage d’expérience, l’expertise et le conseil des consommateurs, mais aussi à la force de persuasion par l’image et la vidéo d’un Instagram basé sur la recommandation, le partage de l’expérience et du lifestyle…

 

Si pour vivre de leur passion ces influenceurs sont bien contraints de réaliser du placement de marque, les jeunes l’apprécient à partir du moment où le produit ou les services mis en avant sont de qualité (44 %), qu’ils respectent la ligne éditoriale de l’influenceur et que l’authenticité de l’influenceur en question soit intégrale afin qu’il conserve sa liberté d'expression.

 

Aussi, avant de contacter un influenceur, encore faut-il qu’il soit séduit par votre produit, le lui faire tester et lui laisser libre court à son territoire d’expression afin d’entrer en relation avec sa communauté. C’est à la condition de raccrocher votre produit à la réalité et à l’indépendance de l’influenceur que vous pourrez bénéficier des meilleurs retours sur investissement et engager des relations durables basées sur la confiance avec ces nouveaux clients où la disruption et l’écoute active vont de pair.

Le parler vrai grâce au live et à l’instantanéité que le Net autorise aujourd’hui, permet d’apporter une expérience émotionnelle forte tellement plus réelle que des images retouchées et retravaillées auxquelles plus personne ne croit. C’est ainsi que les youtubeurs et les bloggeurs ont réussi à intégrer ce pari fou d’atteindre ces cibles très difficiles en parlant un langage non commercial et identique au leur, souvent basé sur l’identification en autorisant aux jeunes de partager leurs réussites mais aussi leur culture de l’échec. Une notion bien importante pour notre secteur où la recherche de responsabilités et de reconnaissance par cette génération passe par la transmission, le partage des réussites mais aussi des échecs qu’il convient d’inscrire dans votre management et votre communication. Et oui, tout le monde a le droit de rater une recette, l’important étant de recycler le produit de manière créative afin de ne pas gaspiller…

L’écrit reste prépondérant dans la recherche d’information pour la génération selfie

Finalement la société humaine n’a jamais autant écrit ou retranscrit sa pensée par l’écrit qu'aujourd'hui via le sms et le hashtag donnant une nouvelle forme d’expression et de façon de sourcer, comprendre et digérer la multitude d’informations qui s’offre à elle. Si bien que la lecture d’un article reste privilégiée pour s’informer (62 %), devant la vidéo (19 %) et la photo (18%).

Cette génération est convaincue que les réseaux sociaux sont une réelle progression démocratique (70 %) et respecte leur liberté même s’ils rajoutent de la confusion à l’information…

Les jeunes estiment qu’ils ont de l’influence sur…

Bien ancrés dans la réalité, ils ont totalement conscience que leur monde est devenu phygital (le néologisme du monde physique et du monde digital) rendant leur perception et leur parcours de vie augmentés. Cette génération estime qu’elle a particulièrement un impact et de l’influence sur l’environnement qui arrive en tête de leur mobilisation en privilégiant une consommation durable basée sur le local, mais aussi les sujets de société comme l’égalité des sexes et leur vie sentimentale tout comme leur sexualité et les conséquences de leurs choix de vie quand ils sont reliés à leur épanouissement personnel à travers leur vie professionnelle.  

 

L'avis de Laurence Dumont-Chevrière, Coach de vie auprès des 15-25 ans :

Si la jeune génération peut éprouver des difficultés à trouver sa voie au sein du monde dans lequel elle évolue, elle oscille entre l'attentisme (prudence) et la prise de risque (Carpe Diem). Peut-être déçue par le monde que ses aînés lui confient la poussant soit à l'action soit au repli sur soi. Pour tous, ces influenceurs digitalisés sont une nouvelle source d'inspiration qu'il convient de ne pas confondre avec la vie par procuration afin de laisser épanouir leur propre libre arbitre et trouver le chemin qui leur corresponde.

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