Junk Food Addict France : une opportunité marketing pour le snacking ?
Management 17

Junk Food Addict France : une opportunité marketing pour le snacking ?

8 Décembre 2017 - 1999 vue(s)
#junkfood, #foodporn, #freakfood… Ces hashtags, présents sur Instagram, Facebook, Twitter et Snapchat représentent à eux seuls plus de 150 millions de photos et de vidéos ! Ce phénomène social qui nous vient des Etats-Unis, a gagné la France et particulièrement les 16/25 ans, notre cœur de cible en snacking... en leur promettant l’irrésistible gourmandise au-delà du fastfood et de l’image de la malbouffe. C’est en menant O’Tacos sur la plus haute marche du podium, avec ses 2 millions d’abonnés sur Facebook, que Zied EL INKICHARI, alors social media manager, découvre cet engouement qu’ont les jeunes pour l’exubérance gastronomique, mais aussi ses influenceurs, ses codes et ses défis, au point de créer sa propre startup spécialisée en communication : Junk Food Addict France. Explications !

Bonjour Zied, comment allez-vous depuis notre dernier entretien ? Pourquoi avoir créé Junk Food Addict France ?

Je vais très bien merci ! Mon expérience chez O’Tacos a été très enrichissante et en étant en charge de la stratégie sociale de l’enseigne et de la promotion de leurs événements, j’ai exploité toutes les possibilités technologiques alors à ma disposition afin de créer une communauté de fans actifs autour d’un produit très street food. Et ce fut un réel succès. J’ai ainsi testé les Facebook Lives en premier, monté des opérations de communication avec des influenceurs et des partenariats gagnants, illustré des défis autour de la nourriture et le public aime réellement cela et moi aussi ! Au fil de mes rencontres et de mes contacts avec la communauté et les consommateurs, j’ai décidé de sauter le pas et de créer ma propre startup de communication autour de la food vidéo.

Justement, quelle est la promesse de Junk Food Addict France ?

Junk Food Addict France permet de réunir les « junkers » et les restaurateurs autour du plaisir irrésistible de manger des produits ultra gourmands, proposés par les derniers, et recherchés par les premiers. En s’adressant à un public jeune, les 16/25 ans, principalement, les formats vidéo sont privilégiés. C’est ainsi que nous organisons des Facebook lives, mais aussi des Stories sur Instagram et des Lens sur Snapchat afin de partager notre expérience autour de pizzas, de tacos, de burgers, d’une raclette, de milkshakes, de pancakes… organisés avec des influenceurs et montrer notre plaisir d’être ensemble dans un endroit que nous avions envie de découvrir ou bien d’y réaliser un défi. Dénicher les nouveaux endroits en vue, les nouveaux food trucks, les tendances food, les must-eats du moment, partager ces nouvelles expériences, nous sommes toute l’équipe et moi-même fous de food ! Nous lancerons très prochainement notre application afin de proposer la meilleure expérience aux junkers en fonction des goûts et des préférences de chacun, de sa géolocalisation, mais aussi les bons plans du moment que nous leur proposons.

Quels sont les influenceurs avec lesquels vous travaillez mais aussi quel est leur rôle ?

Florian on air, Alan 92, Naobabe… sont des contributeurs reconnus auprès des consommateurs que nous appelons les « junkers ». A eux seuls, ils monopolisent plus de 500 000 personnes sur les médias sociaux et sur Youtube. Aujourd’hui, les jeunes sont principalement influencés dans leurs achats par les personnes qui leur ressemblent et qui savent s’exprimer dans leur propre langage avec leurs mots. Ils aiment qu’on leur dise « Je love grave », « Je veux ta tarte full framboise », « La boof c’est la life » et les marques et les enseignes n’osent parler de cette manière sur les réseaux sociaux car elles s’adressent à une cible de clients beaucoup plus large et pas seulement aux jeunes. Nous sommes un espace de liberté hors du commun avec un vrai esprit communautaire.

Les Youtubers et les Igers avec lesquels nous travaillons sont particulièrement suivis parce qu’ils parlent de la streetfood qui déchaîne aujourd’hui les passions. La food, est sur Facebook le sujet qui génère le plus d’interactions. Les Stories sur Instagram ont l’intérêt de ne durer que 24 heures en créant un sentiment de manque et d’addiction. Ensuite les Stories font partie de la tendance du marketing en temps réel et permettent de créer une véritable interaction entre les influenceurs, les junkers, les restaurateurs et leurs équipes. Nous pouvons ainsi réellement traduire l’atmosphère du lieu où nous nous trouvons.

Au moment où la restauration met le végétal sur un piédestal en prônant le mieux manger, n’est-ce pas risqué de miser sur la junkfood ?

Nous n’avons rien contre la cuisine bio, végétarienne et healthy tant qu’elle est gourmande et irrésistible, au contraire ! Nous ne prônons pas la junkfood à consommer tous les jours, il s’agit simplement de moments à partager entre amis, quelles que soient l’heure et l’envie et d’utiliser les réseaux sociaux pour relayer l’information. On peut très bien avoir envie de partager notre envie de manger un burger de chez Bio Burger ou un milkshake de Steak’n Shake comme un super jus d’un Juice Bar ! Le plaisir est partout !

Quel est votre business model ?

Nous souhaitons créer plusieurs fois par semaine des lives qui nécessitent des équipes multimédias spécialisées. Nous sommes six dans l’équipe à travailler chaque jour sur le développement de notre application, le montage, les effets spéciaux, les prises de son et le relais sur les réseaux sociaux. Nous souhaitons créer des événements récurrents comme des découvertes dans des rues où se trouve la streetfood et partager nos coups de coups de food en toute liberté. Les restaurateurs qui souhaitent faire appel à nos services pour promouvoir un produit, leurs équipes, un événement, un défi autour de la food peuvent compter sur nous ; c’est ainsi que nous pourrons créer des contenus engageants pour la communauté que nous avons constituée en peu de temps avec déjà plus de 65 000 followers sur Facebook et 11 000 sur Instagram.

Comment, moi restaurateur, je dois m'y prendre pour bénéficier de la visibilité de Junk Food Addict ?

Nous faire goûter et aimer le produit, c’est LA condition ! Ensuite, il faut nous laisser la liberté de s’adresser à notre communauté avec notre ton, nos mots à nous et laisser créer le meilleur dispositif qui vous permettra de gagner des « junkers » en fonction de vos objectifs ! Zied El Inkichari.

 

Nous espérons que cet article vous aura été utile. N’hésitez pas à nous laisser quelques commentaires et faites-nous part de vos impressions ! Nous y répondrons très volontiers.

A très bientôt !

#InSnackingWeTrust! 

Vous avez aimé la lecture ? Faites-le nous savoir !
Commentaires (0)
Les concepts Snacking
décrypter

Dans la même thématique