#FoodTech : ce qu’il ne fallait pas rater du salon FoodUseTech 2018
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#FoodTech : ce qu’il ne fallait pas rater du salon FoodUseTech 2018

21 Septembre 2018 - 4170 vue(s)
Pour comprendre les prochains défis de la foodtech, il fallait se rendre au Palais des Congrès de Dijon les 20 et 21 septembre. Si le snacking y fait une percée particulièrement remarquée cette année, c’est tout simplement parce qu’il correspond aux changements de comportement des consommateurs dans leurs choix alimentaires. L’entrée du digital dans notre société aidant, une nouvelle nature d’entrepreneurs répond à des besoins de transparence et praticité… Voici notre sélection afin de mieux comprendre les enjeux de la transition qui est en marche, et, vous aussi, de capitaliser sur le goût, la nutrition, la santé et être au cœur de l’intelligence alimentaire… 

C’est en constatant que nous consacrons 40 % de notre temps à nous alimenter que l’initiative de créer le salon FoodUseTech est née l’an passé. Portée par la région Dijon Franche-Comté, cette association s’inscrit dans le cadre de la French Tech, grand mouvement de rassemblement collectif pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises symbolisées par La French Tech : www.lafrenchtech.com. Il s’agit d’un écosystème composé d’entrepreneurs, d’acteurs industriels, de chercheurs, d’acteurs de la formation, d’acteurs publics, concernés par les nouveaux enjeux santé, environnement, bien-être, liés à l’alimentation et de l’entrée du digital dans notre quotidien.

Sa mission est de couvrir toute l’échelle de valeurs de la fourche à la fourchette en privilégiant :

  • L’authenticité des produits, le plaisir, le goût et les terroirs
  • L’adaptation des modes de distribution afin de correspondre aux nouveaux besoins des consommateurs
  • Le développement de la cuisine personnalisée afin de garantir le « mieux manger »
  • La garantie de la qualité, de la sécurité et la traçabilité des aliments et des boissons
  • L’amélioration de l’empreinte environnementale
  • Le développement des protéines et des ferments de demain
  • Le développement de l’alimentation fonctionnelle afin de répondre à tous les besoins spécifiques des consommateurs.

"Cette deuxième édition de Food Use Tech a pour objectif de faire rentrer le digital par les usages pour avoir une adoption forte des utilisateurs"

Au-delà des outils digitaux, nous avons pu rencontrer pour cette seconde édition des entrepreneurs qui portent justement cette transition alimentaire dont nous vous parlons depuis plusieurs années, maintenant. Dans les faits, il convient donc de suivre particulièrement :

L’atelier à Croc mise sur le break snacking aux protéines végétales

Tout juste sortis de l’école, ces trois ingénieurs de l’agro-alimentaire créent un premier produit destiné à l’apéritif, établi à partir de protéines végétales, la farine de lentille corail. Si ce produit de rupture sur le segment de l’apéritif se veut plus sain, plus healthy, sans matières grasses ajoutées, il est cependant destiné à un cœur de cible de millennials en quête de produits bien-être afin de limiter la prise calorique puisqu’il est réalisé sans friture. Il se présente comme un « Curly® » bien connu des enfants en sachet de 85 g et a l’avantage de bénéficier (déjà) de la note de A au nutriscore… Si les 3 comparses se sont consacrés à trouver leur atelier de production en périphérie de Dijon et à élaborer le packaging de leur sachet au plus vite, ils s’attachent désormais à varier les recettes en apportant de nouvelles saveurs (comme la baie de cassis très locale et dijonnaise à partir des déchets issus de la réalisation de la crème de cassis).

Egalement, sont à l’étude la réalisation de sachets plus petits et individuels afin de correspondre à des instants de consommation privilégiés par leur coeur de cible comme le goûter, le creux de 11 heures ou la pause individuelle au bureau tout en se faisant du bien… Un produit qui devrait trouver son intérêt à l’apéritif associé à ceux à dipper comme les houmous et à tous les parfums possibles et imaginables, plébiscités par les millennials à la condition d’établir une stratégie de marque en phase avec les valeurs du plaisir et des vertus environnementales de ce produit…

Les Carrés futés : Simplifiez-vous les légumes !

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  • Les carrés futés, les combinaisons à table

    Les carrés futés, les combinaisons à table

  • Les carrés futés : la pizza revisitée

    Les carrés futés : la pizza revisitée

  • Les carrés futés : le fromage parfumé à l'apéro

    Les carrés futés : le fromage parfumé à l'apéro

Camille Bloch est ingénieure agro-alimentaire et aime particulièrement les légumes. C’est à l’école ESAIA de Nancy qu’elle développe les carrés futés, une véritable rupture dans l’innovation alimentaire, car non, ce n’est pas du chocolat… mais des extraits végétaux qui viennent s’additionner afin de sublimer les légumes et aider particulièrement les foyers en quête de saveurs nouvelles et naturelles, de rapidité d’exécution et de praticité. Et c’est un carton pour un produit 100 % made in France qui se marie très facilement à de nombreux produits, grâce à des tutoriels basés sur des recettes faciles à reproduire chez soi et qui intègrent le snacking comme la pizza afin de revisiter sa sauce tomate avec un carré tomate poivron basilic et échalote ou une bouchée de légumes à l’apéro parfumée à la betterave carotte et ail… par exemple. Si la jeune startup a pour cœur de cible la femme active tout juste trentenaire et avec des enfants, elle a su particulièrement créer un univers féminin et apportant à la fois de l’innovation et de la réassurance au consommateur dans sa stratégie de marque. Les clientes peuvent ainsi commander leurs produits sur un site e-commerce dédié, partager leurs expériences et leurs recettes sur les réseaux sociaux… 

 

Les fruits de terre : l’alternative de la protéine animale de demain ? (*)

Si les fruits de terre innovent particulièrement, c’est parce qu’ils remplacent la protéine animale traditionnelle par les insectes, afin de réduire l’impact de la production de viande bovine sur notre environnement. Incubés dès l’ouverture de la commune à Lyon, ce foodcourt expérientiel, ils ont choisi l’option de présenter leur steak à base d’insectes et de légumineuses sous forme de burger plutôt que l’animal à consommer tel quel. Pour assurer un produit au top gustativement, ils ont établi leur recette en collaboration avec le célèbre Institut Culinaire Paul Bocuse. Et c’est un succès ! Plusieurs milliers de personnes servies depuis, les consommateurs sont tentés de goûter cette alternative dans un format acceptable pour assurer cette transition. « Ce sont les parents qui interdisent aux enfants de goûter le burger… prétextant qu’ils n’aimeront pas ! Alors qu’eux-mêmes en mangent !» confie Adrien Lamblin co-fondateur qui nous confirme que les plus jeunes sont plus enclins à accepter de consommer des insectes.

Mais à la rentrée, l’expérience a dû s’interrompre, la législation française n’autorisant pas la production de farine d’insectes sur le territoire… un levier qui devrait tomber d’ici mars 2019. « Nous allons profiter de cette trêve hivernale pour élaborer de nouvelles recettes, comme ces accras par exemple, à servir à l’apéritif qui sont très accessibles, car à l’apéritif comme au dessert, tout est permis ! Egalement, il nous sera possible de compléter les offres de services de traiteurs et le service des réceptions privées d’entreprises qui souhaiteraient proposer de nouvelles expériences culinaires à leurs collaborateurs. Work in progress ! » nous dit-il confiant… #lefuturabongout !

 

Winiit : le Yield management en snacking

Changement de cap dans la stratégie de Winiit qui se détourne du gaming et de la réalité augmentée à la sauce Pokemon Go ! Place au Yield Management afin d’aider les restaurateurs et toute la restauration à attirer des consommateurs aux heures creuses et aux périodes de faible activité. « Une proposition qui séduit particulièrement les acteurs de la restauration rapide. Ouverts toute la journée, notre dispositif permet d’attirer des consommateurs aux heures creuses grâce à une offre promotionnelle comme une réduction ou un produit gratuit toujours apprécié » confie Hugo Laplace-Builhe l’un des 3 co-fondateurs du dispositif digital.

Sur le principe, le restaurateur a le choix de créer son offre promotionnelle quand il le souhaite et pour la durée de son choix, sans obligation et sans abonnement. Un QR code est créé par la plateforme et communiqué sur l’application via une notification adressée à tous les utilisateurs qui le présentent lors de leur passage en caisse afin de bénéficier de la promotion. Le restaurateur est facturé à hauteur de 50 cts d’euro par client trackté, ni plus ni moins. Une offre qui séduit particulièrement la clientèle étudiante (aussi celle de demain !) toujours en quête de bons plans et de restauration rapide puisque, parmi les restaurateurs utilisateurs, la jeune startup compte Big Fernand, Ankka, Bagelstein, Class’Croute…

D’autres projets d’extension sont en projet, comme la mise en place de campagnes marketing afin de tester de nouveaux produits et boissons mais aussi créer des événements pour cette cible si particulière… tout en respectant leurs codes et leur univers.

 

MaTatie : le moment gourmand des enfants allergiques ! (*)

Tiphaine est la marraine d’une jeune fille allergique, tout comme 8 % des enfants en France, un chiffre qui ne fait que s’accentuer, même si les effets ont tendance à diminuer à l’adolescence. Il reste cependant difficile à vivre le moment du goûter pris en commun à l’école, ou chez des amis, pour un enfant qui doit sans cesse se justifier et expliquer sa différence à cause de son allergie alimentaire. Tiphaine décide donc de retirer tous les allergènes et confectionne un encas gourmand, pour les enfants, qui pourra faire office de goûter et qu’il pourra même partager avec ses camarades. Finie la division par la différence. C’est donc un moelleux sans les 14 allergènes (sans gluten, sans lactose, sans maïs, sans œuf, sans soja…) qui voit le jour, une véritable gageure technique ! Et c’est un succès si on en juge des commentaires laissés par les clients sur les réseaux sociaux : « Commande à peine reçue mon fils a voulu goûter, exceptionnellement j'ai cédé. Il l'a dévoré et m''a dit "c'est très bon ". Validé, par mon loustic et en effet ils ont l'air bon ! Non seulement sans allergène mais en plus sans maïs, parfait pour son bidou. L'équipe est également top, réactive et très aimable ! «Bref, parfait ! Merci bcp ».

Afin de parvenir à produire son gâteau à grande échelle, elle trouve son centre de production près de Melun, s’entoure d’une associée illustratrice qui travaille le packaging et le site web autour d’un univers enfantin et rassurant pour la maman, le cœur de cible qui va mettre le paquet dans son panier… Un site e-commerce et une forte présence digitale permettent de commander les fameux biscuits et de se faire livrer dans l’espoir d’être réclamés par les consommateurs en grande distribution… Et ça matche ! Les rendez-vous sont pris afin d’intégrer les rayons spécialisés "SANS" en GMS mais aussi apporter une alternative en snacking afin de satisfaire ce segment de clientèle pour lequel aucune réponse n’existe encore… d’autant que MaTatie a profité du salon Food Use Tech pour présenter son nouveau brownie avant sa commercialisation :)

 

ScanUp : faire ses courses, agir pour demain… (*)

Parce que les consommateurs sont davantage attentifs à ce qu’ils achètent et qu’ils souhaitent jouer un rôle dans leur alimentation, Franprix a noué un partenariat avec la startup FoodTech ScanUp créée en 2017 par Caroline Péchery et Adrien Dumitresco. Ce coach alimentaire permet de réaliser sa liste de courses la plus saine possible en s’appuyant sur les valeurs nutritionnelles du produit pouvant être scannées en magasin ou depuis chez soi. La jeune startup a présenté son partenariat avec l’indice SIGA, une offre complémentaire au Nutriscore et à Open Food Facts qui permet d’apprécier la manière dont les aliments sont transformés et formulés dans les entreprises agro-alimentaires, toujours dans le but de garantir le « manger mieux » au consomm’acteur. « Cet accord prend effet depuis la rentrée précise Caroline et nous permet de distinguer les produits médaillés or et argent, parmi l’application, en tenant compte de leurs processus de fabrication au-délà des valeurs nutritives.».

La jeune startup s’initie à la collaboration participative avec les marques et les enseignes. Ainsi, avec Franprix, elle a proposé aux utilisateurs de l’application de cocréer leur pizza individuelle idéale, un produit snacking, s’il en est ! Lancée dans le cours de l'été et pendant la trêve estivale, 4 112 volontaires se sont exprimés.

« Nous avions, avec Franprix, un objectif de 3 000 participants, confie Caroline, nous sommes plus que satisfaits ! La pizza Franprix sera française ET végétarienne (51 % des souhaits exprimés), avec une base de tomate, de la mozzarella, de la courgette et de l’origan ». Nous serons fixés sur sa date de lancement prochainement… Un retour d’expérience qui laisse envisager de réelles possibilités pour ScanUp, d’exploiter de nouvelles sources de collaboration et de co-construction avec la restauration à l’occasion d’événements spécifiques. Mais il n’y a qu’à regarder le calendrier : ces occasions ne manquent pas…

 

Edenred lance sa plateforme digitale : partenaires.edenred.fr

Si le titre restaurant reste l’avantage préféré des Français, ce dernier vient tout juste de fêter ses 50 ans. Vers la fin du papier ? En route pour la dématérialisation ? C’est le choix opéré par Edenred qui a noué de nombreux partenariats digitaux avec UberEats, Deliveroo, mais aussi des startups comme Nestor, DejBox et Rapidle avant l’été dernier avec la carte dématérialisée.

« C’est le bon moment pour Edenred d’offrir aux professionnels restaurateurs, les indépendants comme les réseaux chaînés, une plateforme digitale afin de collecter toutes les données transmises par la carte ticket restaurant : fidéliser ses clients, garantir ses paiements et suivre les remboursements sur une même interface et gagner un temps précieux » nous confie Julien Tanguy, DG d’Edenred France et partenaire de FoodUseTech. Une interface technologique que l’opérateur souhaite également initier avec les systèmes de caisse de restauration de manière à donner un confort supplémentaire au commerçant dans le traitement de ses transactions et qui permettra, également grâce à la dématérialisation, de connaître enfin les goûts mais aussi les comportements d’usage de chacun de leurs utilisateurs pour la première fois, et ainsi, créer des rendez-vous et des territoires de rencontres avec eux et les restaurateurs et personnaliser les échanges…

(*) Ces startups ont bénéficié de l'accompagnement de l'incubateur ToasterLab.

 

Le salon FoodUseTech était l’occasion d’échanges et de conférences durant lesquels de nombreux experts se sont exprimés. Parmi ceux-ci, nous nous sommes entretenus avec Céline Laisney qui a fondé le Cabinet AlimAvenir, qui publie l’étude Vigie Alimentation 2018 : 10 grandes transformations du système alimentaire à l’horizon 2030.

 

Parmi les 10 transformations majeures de l'alimentation à suivre, le boom du snacking :

Dans cette transition socio-culturelle, environnementale, technologique et économique, figure celle de la déstructuration des systèmes alimentaires et la montée du snacking, analysée dans cette étude avec une exploration prospective à l'étranger et en France, particulièrement. Tous les experts interrogés s’accordent à prédire une fragmentation de plus en plus poussée de la prise des repas, puisque les consommateurs vont encore être de plus en plus en recherche de praticité et de commodité afin de rompre avec le défi du temps, les poussant à des prises alimentaires de moins en moins institutionnelles, en commençant par la prise de repas de manière fractionnée sur toute la journée, la connection permanente avec le digital n'étant pas anodine à ce phénomène.

Afin de respecter l’équilibre nutritif et calorique sur une journée, les consommateurs devront s’orienter vers un snacking de plus en plus sain afin de ne pas sombrer vers un surpoids fatidique. 4 grandes tendances se dégagent des aujourd’hui :

  • L’inspiration junk food : on garde un produit gourmand et gourmet en le reformulant dans ces codes visuels mais rendu équilibré à l’aide de produits plus sains, moins transformés, moins caloriques et idéalement approvisionnés localement et/ou issus de protéines alternatives. Afin d'assurer la transition alimentaire des consommateurs vers des produits végans, végétariens, ces derniers ont besoin de repères visuels existants et ancrés dans leurs usages : c'est ainsi que le snacking, déjà très présent dans notre alimentation, deviendra un repère d'affordance pour les consommateurs : hot-dogs, burgers, tacos... sont autant de produits à exploiter dans les produits de demain.

  • La montée en puissance des super-ingrédients et les super-aliments : ceux qui reboostent le capital vital et qui participent à préserver son capital santé en veillant cependant au surdosage comme c’est déjà le cas avec la spiruline, le moringa, mais aussi la montée du snacking à base d’algues comme c’est le cas en Asie et aux USA actuellement. Les produits et les boissons healthy reconnus pour leurs fonctionnalités vont encore se développer...

  • Le boom des kits à cuisiner : les distributeurs devront envisager des nouvelles solutions afin de limiter les courses, les préparations, penser praticité pour cuisiner vite et bien et faire face à une nouvelle génération qui apprécie de cuisiner mais sans complication et à l’aide de recettes qui combinent produit semi-finis et/ou à compléter par une offre fraîche. Dans ce cadre, l'offre snacking va continuer à s'accentuer car ils sont entrés dans l'usage des consommateurs d'aujourd'hui et s'installeront durablement dans l'alimentation du futur. L’abonnement avec une réelle souplesse dans son exécution est à privilégier afin de capter un consommateur qui sera toujours plus sollicité et volatile et confronté à l’hyperchoix.
  • Le quantified-self va se généraliser grâce au digital afin de garantir à chacun d’entre nous la possibilité de suivre son capital-food-énergie-santé depuis son smartphone et directement en lien avec ses efforts physiques où la responsabilisation de chacun est en jeu et dont les prémices s’expriment déjà en dehors de nos frontières et compenser la fragmentation des repas et la consommation nomade.

Une édition du salon FoodHotelTech très réussie qui nous permet, dès la rentrée, d’envisager de nombreuses pistes et solutions afin de comprendre les enjeux de demain dans un avenir qui est en train de se construire et qui, d’année en année, ne fait que s’inscrire « vert le futur ».

Les organisateurs, forts du succès de cette seconde édition de FoodUseTech, nous donnent rendez-vous l’année prochaine les jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2019 au même endroit ! #SaveTheDate!

#InSnackingWeTrust !

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