étude speak snacking chd expert sandwich & snack show
Tendances 2

Le snacking ressort grandi de la crise Covid

16 Mars 2022 - 4934 vue(s)
Avec plus de 5 000 points créés depuis 2019, la restauration rapide a fait mieux que résister face à la pandémie. A l’approche du salon Sandwich & Snack Show, qui se tient du 30 au 31 mars prochains à la Porte de Versailles, le cabinet CHD Expert-Datassential vient en effet de livrer les résultats de son étude Speak Snacking 2022 montrant la dynamique de reprise du secteur. Jusqu’à devenir le fil conducteur incontournable de beaucoup de concepts hybrides de restauration.

« S’il y a bien un univers qui est dans une dynamique de reprise, c’est bien le snacking ! ». C’est par ce constat sans équivoque que Nicolas Nouchi a ouvert la présentation, ce mercredi 16 mars, du volet 2022 de son étude Speak Snacking, menée dans le cadre du salon Sandwich & Snack Show. A l’approche de la grand-messe de la restauration nomade programmée pour les 30 et 31 mars prochains, le directeur Insight du cabinet CHD Expert-Datassential faisait d’ailleurs du segment la locomotive de la consommation hors-domicile. « De plus en plus dynamique, de plus en plus étalé au fil de journée, il est même ressorti grandi de cette crise Covid jusqu’à infuser tous les canaux de restauration ». Il faut dire que les chiffres sont là ! Avec 49 600 points de vente au compteur, ce sont plus de 5 000 restaurants rapides qui auraient ouvert en l’espace de 3 ans, soit une hausse de 13 %. Certes le secteur n’a pas encore retrouvé son volume d’avant crise, à 18,5 milliards d’euros contre 19,7 milliards en 2019 (- 6 %). Mais c’est essentiellement dû aux mesures de restriction sanitaire (couvre-feu, fermetures ponctuelles…) qui ont pénalisé la filière à certaines périodes l’an dernier ; et le mouvement enclenché ces derniers mois présage d’évolutions très favorables à court terme pour le secteur. Preuve en est, le panier moyen en restauration rapide a même bondi de 18,5 % par rapport à l’avant crise pour atteindre les 11,50 € en moyenne.

La multiplication des pauses gourmandes... et un déjeuner qui s'allonge !

L’essor a notamment été drivé par les chaînes (restauration rapide mais aussi boulangeries) qui totalisent 14 120 points de vente, soit 1 700 de plus qu’il y a deux ans. Mais aussi le segment Fast Casual, mélangeant les codes de la restauration rapide et à table et qui a bondi de 500 unités supplémentaires, soit 2 610 restaurants recensés en France selon les estimations du cabinet CHD Expert-Datassential. « Le snacking devient le fil conducteur de tous ces concepts hybrides de restauration. Et ce phénomène devrait se poursuivre alors que certains marchés comme l’hôtellerie ou la restauration d’entreprise ont besoin de se transformer et de revoir leurs modèles », pronostique Nicolas Nouchi. En attendant, 76 % des restaurants à table pratiquent déjà la vente à emporter sous quelque forme que ce soit (+ 40 points en deux ans) et 27 % la livraison, soit une hausse de 11 points par rapport à 2019. Ces points de vente espèreront convaincre les 52 % de Français qui consomment déjà au moins une fois par semaine en snacking, tous moments de la journée confondus. Les mouvements de déstructuration des prises alimentaires et multiplication des occasions de consommations se sont même amplifiés depuis la démocratisation du télétravail. Ainsi, la pause s’impose le matin chez 67 % des actifs et dans trois quarts des cas, celle-ci s’accompagne d’une prise alimentaire ou boisson. Le break de l’après-midi concerne lui 55 % des Français (avec une consommation dans près de 8 cas sur 10) durant lequel l’expert constate un appétit grandissant des consommateurs pour les pâtisseries américaines. Toutefois, il note en parallèle une véritable propension des consommateurs français à « prendre leur temps », une dynamique déjà amorcée avant le Covid. Ainsi, après des années de baisse continue, le temps de pause déjeuner est passé de 29 minutes en 2017 à 50 minutes aujourd’hui ! Les conclusions de l’étude Speak Snacking 2022 insistent aussi sur l’accélération du snacking du soir avec 25 % des consommateurs interrogés indiquant avoir fréquenté au moins une fois dans le semaine un lieu type snacking pour l’afterwork ou en soirée. « C’est tout le gâteau du dîner en snacking qui a progressé. Et avec un panier moyen qui augmente le soir, tous types de restauration confondus, cela augure de belles opportunités à saisir ».

"Il faut du cran pour ouvrir en cette période si instable et pourtant nombreux sont les professionnels motivés, ambitieux et prêts à se lancer dans l'aventure. Cette résilience et capacité d'adaptation sont des qualités propres au segment du snacking", Béatrice Gravier, Directrice des salons Sandwich & Snak Show - Parizza, qui se tiennent du 30 au 31 mars à la Porte de Versailles à Paris.

La commande multicanale

Enfin, à quelques jours de l’ouverture du Sandwich Snack & Show, durant lequel près de 300 exposants et marques alimentaires ou équipements seront représentés, l’étude est également allée sonder les consommateurs français sur leurs habitudes en matière de prise de commande digitale, confirmant si besoin était l’émergence d’une véritable restauration 3.0. Ainsi, la moitié des Français indique commander occasionnellement leur repas en ligne. Ils sont 34 % à utiliser parfois le Click & Collect ou via le site web du restaurant. Et lorsqu’ils se rendent en restaurant, ils sont même 47 % à privilégier la commande sur borne lorsque celle-ci est proposée. De quoi, là-encore, offrir à la restauration rapide de jolies perspectives de conquête.

Pour ne rien manquer de l'actualité du snacking, Suivez-nous sur Twitter @francesnacking
Et n’oubliez pas de partager cet article, s’il vous a apporté quelque chose, avec votre communauté !

 

Jonathan Douay Rédacteur en chef adjoint France Snacking Suivez Jonathan Douay sur Twitter @francesnacking
Vous avez aimé la lecture ? Faites-le nous savoir !
Commentaires (0)
Les concepts Snacking
décrypter

Dans la même thématique