Le SNARR, inquiet et vigilent
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Le SNARR, inquiet et vigilent

27 Mars 2013 - 1801 vue(s)

Réuni en parallèle du salon Sandwich & Snack Show, le Syndicat National de la Restauration Rapide a tenu son assemblée générale le 20 mars dernier à la Porte de Versailles. L’occasion pour son président, Hubert Vilmer, reconduit dans ses fonctions, d’évoquer plusieurs sujets chauds qui ne manqueront pas d’animer les mois à venir et sur lesquels il promet de se tenir « vigilent ». « Nous avons pour la première fois enregistré en 2012 une baisse d’activité de 2,5%. Et les deux premiers mois de l’année 2013 ne sont pas bons… » tient-il à souligner pour calmer tout sentiment d’euphorie. « Nos marges ont été considérablement fragilisées du fait des modifications de fiscalité, de la hausse des matières, et de la hausse des coûts sociaux qui pèsent sur le secteur ».

Une concurrence déloyale

Si la restauration rapide représente aujourd’hui plus de 57% de la vente à emporter, le syndicat souligne avant tout la concurrence accrue qui agite le secteur. « D’autant que celle-ci ne se fait pas à armes égales »,
indique Hubert Vilmer, évoquant les réformes à venir sur les taux de TVA et réclamant « pour un même produit, un même service, un même taux ». Principalement montrée du doigt, la GMS qui, si le projet de loi restait en l’état, bénéficierait d’un taux de TVA réduit à 5% contre 10% en restauration et ce alors que les grandes surfaces sont désormais habilitées à accepter les titres-restaurants de la part de leurs clients. « Un vrai paradoxe ! ».

Outre les différentes taxes supplémentaires, sur la bière, les sodas ou encore le transport de marchandises, que déplore le président su SNARR,  Hubert Vilmer a également regretté le « déficit d’image hallucinant de la restauration rapide qui ne correspond en rien à la réalité d’un secteur qui donne sa chance à beaucoup de jeunes ». Une récente étude montrait en effet que seuls 35% des français entre 15 et 30 ans accepteraient de travailler en restauration rapide contre 52% dans l’hôtellerie et 51% en restauration traditionnelle.

Sécurité alimentaire : tolérance zéro !

Enfin, autre thème brûlant dans un contexte explosif : la sûreté alimentaire, qui fait partie des sujets jugés prioritaires par le SNARR. « C’est un élément clé, que nous devrons surveiller de près car le moindre problème isolé pourrait avoir un impact sur l’ensemble du secteur ». Un règlement européen devant entrer en vigueur en 2014, prévoit ainsi notamment l'obligation d'informer les consommateurs sur la présence d'allergènes dans les plats ou produits proposés.

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