Le chèque repas électronique s’installe très lentement en France
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Le chèque repas électronique s’installe très lentement en France

7 Mars 2015 - 2848 vue(s)

 

lemonde.fr Une carte ou un téléphone à la place du papier. Voici maintenant un an que la France est passée à la dématérialisation des titres-restaurants. Mais la progression reste lente. Depuis le décret du 7 mars 2014 instaurant cette transformation, 120 000 cartes titres-restaurants ont été diffusées, selon les estimations des opérateurs. Une donnée à rapprocher des 3,5 millions d’utilisateurs de tickets papier.

Que seulement 3,3 % des utilisateurs de titres aient adopté le paiement électronique ne semble toutefois pas inquiéter les acteurs du secteur, tant les historiques, tels Edenred ou Sodexo, que les nouveaux entrants, Moneo-Resto et Resto Flash.

Tous anticipent une accélération du mouvement en 2015, qui mettrait un terme définitif au paradoxe français. La France, qui a inventé voici près de cinquante ans ces titres exonérés de charges remis aux salariés, avec le Ticket-Restaurant créé par Jacques Borel, était le dernier des grands pays du monde à passer au paiement électronique.

Simplicité d’utilisation

L’avantage du digital face au papier réside dans la simplicité d’utilisation pour les bénéficiaires et la simplification des procédures pour les restaurateurs.

L’introduction de ce nouveau mode de transactions a été l’occasion d’ouvrir ce marché de 5,5 à 6 milliards d’euros jusqu’alors contrôlé par quatre opérateurs (Edenred, Chèque-Déjeuner, Sodexo et Natixis), longtemps partisans du statu quo. D’où le blocage pendant des années.

Aux deux nouveaux premiers entrants (Moneo et Resto flash), qui ont poussé à cette ouverture du marché, sont venus s’ajouter, au fil des mois, deux autres acteurs, l’autrichien Digibon et Monetico Resto, du groupe bancaire Crédit Mutuel-CIC.

« Nous tirons de cette première année un bilan extrêmement positif, car nous avons pris le leadership sur ce marché avec 80 000 des 120 000 cartes », apprécie Jacques Stern, PDG d’Edenred, leader mondial du secteur. Cela représente 6 % du total des bénéficiaires des tickets restaurant papier et digital diffusés par le groupe.

« C’est un bon rythme », d’autant plus que 40 % des possesseurs de cartes sont nouveaux, n’ayant jamais utilisé de titres papier jusqu’alors. « Le passage au numérique... lire la suite sur lemonde.fr 

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