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#Réemploi. Le Snarr et la Feb, en appellent à Barbara Pompili pour pouvoir respecter les échéances Agec

4 Février 2022 - 1863 vue(s)
La volonté est là mais les moyens manquent, sur le terrain, pour permettre de s’inscrire pleinement dans les échéances de la loi Agec sur la mise en place du réemploi. D’où un courrier commun adressé par le Snarr et la Feb à la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili.

Dans un communiqué commun, le Syndicat de l’alimentation et la Restauration Rapide et la Fédération des Entreprises de Boulangerie et Pâtisserie ont voulu rappeler leur engagement vers la réduction de l’empreinte carbone de leurs métiers mais aussi au sujet des difficultés, sur le terrain pour la collecte des déchets et passer, dorénavant, une nouvelle étape. Si, la signature de la charte d’engagement en avril 2019 a quelque peu bousculé le secteur et contribué à des avancées majeures sur la mise en place du tri sélectif, de collecte et de valorisation des déchets (84 % des enseignes ont déployé le tri 5 flux sur 100 % de leur parc à ce jour), pour autant de nombreux obstacles subsistent pour répondre présents aux nouvelles échéances réglementaires qui se profilent et "parachever des ambitions environnementales majeures". En effet, à partir du 1er janvier 2023, il s’agira pour toute forme de restauration sur place (au-delà de 20 couverts), de servir dans une vaisselle réemployable, tel que l’impose la loi Agec. Et ça coince sur le terrain, expliquent d’une même voix, les deux syndicats pour relever ce défi qui doit engager toutes les parties prenantes de la filière déchets.

"Nous avons besoin de soutien de l'ensemble des parties prenantes afin que l'ensemble des efforts engagés sur le terrain portent leurs fruits", Jérôme Tafani, Président du Snarr et Didier Boudy, Président du la FEB.

Des projets pour chacun des territoires

Les représentants de la restauration rapide et de la boulangerie demandent plus d’implication de la part des collectivités locales en faveur d’une généralisation du tri sélectif et de la collecte, un investissement plus fort de certains centres commerciaux et bailleurs afin de donner accès à leurs sites aux prestataires de collecte ou encore des efforts de communication pour que les clients maîtrisent davantage le tri sélectif. « Ca coûte très cher aujourd’hui, trop cher pour être supporté seuls et il y a urgence à créer un système collectif, vertueux et pérenne qui implique toutes les parties prenantes. Il s'agit de trouver des solutions viables sur le plan environnemental et économique », indique-t-on chez les syndicats qui rappellent le manque de systèmes de collectes organisés. Déjà les entreprises de chaque secteur ont dû relever des contraintes multiples au déploiement du tri sélectif et de la collecte des déchets pour construire des systèmes de mutualisation des collectes entre les enseignes. Il faudrait en faire de même pour la question du réemploi alors qu’il ne reste que 11 mois pour se mettre en ordre de bataille. Et la route est encore longue.

 

Tags : Snarr
Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin
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