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Quick, le goût de la reconquête, saveur nostalgie

15 Février 2023 - 7789 vue(s)
Toujours bien présente dans le paysage de la restauration rapide et avec de grandes ambitions, la chaîne cinquantenaire compte bien le faire savoir. De retour sur petit écran avec une prise de parole TV autour des comiques Eric et Ramzy, elle a aussi déployé tout un dispositif pour transmettre aux nostalgiques de la marque tout comme aux nouvelles générations, le goût de se retrouver dans ses restaurants.

Pour ceux qui s’interrogent encore, les choses sont claires : Quick n’a pas quitté la scène de la restauration rapide. Bien au contraire ! Un peu plus d’un an après son rachat par HIG Capital au groupe Bertrand (c’était fin 2021), avec à l’époque la récupération de 107 restaurants en France, et aujourd’hui présidée par Frédéric Levacher, la chaîne compte bien redevenir cet acteur de premier plan qu’elle a toujours été. Et ce, depuis sa création en Belgique en 1970 et son arrivée en France en 80 avant d’être rachetée en 2015 par le groupe Bertrand et transformée en grande partie, en Burger King. Cet agitateur créatif qui a toujours surfé sur le goût, et qui s’est frotté bien des fois en matière d’innovations à son grand rival au grand M, compte bien revenir dans la mêlée avec un véritable plan de relance, la force d’une marque et le poids d’une histoire. D’ailleurs même si, aujourd’hui, l’enseigne ne représente plus qu’une petite partie de ce qu’elle fut à la grande époque où elle a frisé le milliard de CA et les 500 restaurants, les ambitions sont tout aussi fortes, a rappelé le président du réseau, avec une dynamique clairement enclenchée et la volonté de doubler de taille à 5 ans. Preuve de cet élan, le CA 2022 a bondi de 25 % (à nombre de restaurants comparable), comparé à 2021 pour atterrir à 345 M€ pour 117 restaurants surtout des drives (avec 9 nouvelles adresses l’an dernier) dont 10 succursales.

Quick

Une résilience à toute épreuve pour un rebond programmé

Il faut dire que l’enseigne, malgré sa traversée du désert, a gardé un très bon coefficient de sympathie auprès des Français. Si jadis, elle a su cultiver sa singularité, voire une certaine « french touch », elle a bien l’intention de forcer le trait pour répondre au plus grand nombre avec une offre aujourd’hui transgénérationnelle et transcommunautaire (avec des viandes halal). Inscrit dans son territoire, Quick garde le cap de la qualité et d’un sourcing, surtout français avec des frites et du pain local, des œufs de poules élevées en plein air et un engagement vis-à-vis de la cause animale (la chaîne a signé fin 2022, l’European Chicken Commitment). La marque a su également activer son offre pour se placer au plus près des attentes du marché où la crise économique gronde et le pouvoir d’achat se contracte. Avec sa collection Giant Familly lancée en février 2023, ce sont dorénavant 4 formats qui sont proposés depuis le Junior Giant à petit prix (2,50 € vendu seul), au Méga Giant pour la version la plus gourmande du burger signature, en passant par le Giant et le Giant Max. En 2022 déjà, Quick s’était fait remarquer aux côtés du très médiatique Norbert Tarayre en lançant d’abord les deux recettes gourmets les « RemarQuables » au printemps, le Brie-Bacon et le Camembert-Pomme, suivis en hiver de deux recettes montagnardes le rösti-emmental et le raclette-bacon : « Des burgers aux recettes plus élaborées qui ont connu un vrai succès », souligne Frédéric Levacher qui a annoncé de nouvelles recettes avant l’été aux côtés du cuisinier. 

Quick Frédéric Levacher

Un nouveau décor généralisé et des darks toujours en test

Si la marque ne manque pas de rougir un peu plus dans la charte graphique de son nouveau décor plus vintage aux clins d’œil années 80, elle a quelque peu revu sa copie dans les nouveaux bâtiments. Ces derniers se veulent un peu plus compacts face à une clientèle accueillie sur place un peu moins nombreuse qu’avant le covid (40 % contre plus de 50 %). De même, à la faveur de gros investissements tech et du renouvellement du parc informatique, le parcours client a été adapté aux différents canaux de vente, en intégrant dorénavant des accès différenciés pour les livreurs (la livraison pèse 12 % en moyenne) contre 30 % en moyenne pour le drive et 18 % pour la vente à emporter. Quant aux tests, menés autour des dark kichens (Quick en a ouvert 5 au sein de cuisines partagées), Frédéric Levacher se laisse encore du temps pour appréhender le modèle et décider ou pas, de poursuivre l’expérience. Car le taste and learn reste un mot d’ordre, comme c’est le cas actuellement avec les emballages et le réemploi, un sujet sur lequel le président de Quick a laissé entendre que la chaîne n’en avait pas tout à fait terminé avec les expérimentations mais qu’elle serait prête et équipée avant la fin de l’année.

Porté par cette nouvelle dynamique et l’envie de se retrouver, comme en témoignent les deux comiques Eric et Ramzy qui ont signé deux campagnes de communication télé actuellement à l’écran, Quick annonce son grand retour dans les grandes agglomérations et les territoires. « Avec seulement 2 restaurants à Lyon et moins de 5 à Marseille, il est clair que nous sommes très attendus et serons au rendez-vous de nos clients partout en France». La chaîne qui vise les 20 ouvertures cette année compte bien accélérer et ouvrir une centaine d’établissements d’ici 2028 sur un rythme d’une vingtaine par an.

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Retrouvez Paul Fedèle sur Linkedin
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