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Près de la moitié des Français privilégient le déjeuner fait-maison

4 Décembre 2023 - 1682 vue(s)
Si le déjeuner est considéré comme le repas le plus important pour 4 Français sur 10, près de la moitié (45 %) apportent désormais leur repas du midi au travail pour un quart optant pour la cantine. Seulement 12 % d’entre eux choisissent de se rendre en restaurant selon les résultats d’une étude de l’Observatoire Cetelem.

Quelles sont les habitudes des Français en matière de pause déjeuner ? L’Observatoire Cetelem a tenté d’apporter un éclairage en allant les interroger courant novembre afin de mieux appréhender leurs habitudes de consommation et éventuels arbitrages dans le contexte économique tendu que nous vivons. Déjà, le déjeuner serait considéré par plus de 4 Français sur 10 (41 %) comme le plus important de la journée (contre 33 % pour le petit-déjeuner et 26 % pour le dîner). Cette appréciation est d’ailleurs encore plus vraie chez les seniors de plus de 65 ans qui sont 56 % à le placer en tête. A contrario, avec 27 % des répondants chez les jeunes de 18-24 ans, le déjeuner est le repas qui compte le moins à leurs yeux. D’ailleurs, par rapport au petit-déjeuner et au dîner, le déjeuner est souvent le repas considéré comme le plus copieux (61 %), le plus coûteux (58 %), mais aussi le plus qualitatif en termes alimentaire (55 %). Les Français sont, en revanche, plus partagés lorsqu’il s’agit de déterminer le repas le plus long entre le dîner (48 %) et le déjeuner (47 %). « Au-delà du fait qu’il soit le plus copieux pour eux, [le déjeuner] est aussi le plus qualitatif du point de vue gustatif. [Les Français] consomment surtout des produits faits maison, et partagent un moment de convivialité entre collègues ou avec leurs proches », commente Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

Un déjeuner rapide et majoritairement fait-maison

Si les attitudes vis-à-vis du déjeuner diffèrent grandement selon les catégories de population, « c’est aussi car « déjeuner » ne signifie pas la même chose pour tout le monde, allant du repas copieux pris à table et en compagnie d’autres personnes, au sandwich mangé sur le pouce entre deux activités », précisent les résultats de l’étude. Environ 6 personnes sur 10 (61 %) prennent systématiquement un déjeuner lors de leur journée de travail ou d’études, plus encore lorsqu’ils travaillent depuis chez eux (65 %). Les actifs ne s’éternisent pas pendant la pause-déjeuner : 87 % des télétravailleurs et 86 % de ceux en présentiel déjeunent en moins d’une heure, quasiment la moitié en moins de 30 minutes (46 % en présentiel et 44 % en distanciel). De plus, ils sont 20 % à sauter souvent le déjeuner lorsqu’ils sont en présentiel contre 12 % quand ils travaillent à distance. D’autre part, même lorsqu’ils déjeunent sur leur lieu de travail, plus de 4 actifs sur 10 (45 %) apportent leur repas sur place, ce qui en fait la solution la plus fréquemment choisie. Tandis qu’ils sont un quart (25 %) à aller à la cantine et à peine 12 % à acheter à l’extérieur. « Des chiffres qui peuvent s’expliquer par le contexte d’inflation alimentaire qui pèse sur le budget des Français », analysent les experts de L’observatoire Cetelem.

Un temps pour sociabiliser, s’informer ou... travailler !

Au global, qu’ils soient actifs ou non, pour deux tiers des Français (66 %), le déjeuner et la pause qui l’entourent constituent un moment sacralisé et incontournable, plutôt qu’un moment purement fonctionnel sur lequel il est possible de rogner. Pour la grande majorité, la pause déjeuner est avant tout un moment de convivialité et de sociabilité. 85 % des actifs et étudiants apprécient de partager ce repas avec leurs collègues lorsqu’ils sont en présentiel,même si presque la moitié avouent qu’il leur arrive parfois de le faire par politesse uniquement (49 %). En outre, si seule une moitié des actifs et étudiants (53 %) déclarent déjeuner systématiquement ou souvent avec leurs collègues, cette habitude est plus fréquemment rapportée par les travailleurs de l’agglomération parisienne (69 % contre 50 % des habitants de zone rurale). La pause du midi des actifs et étudiants est souvent l’occasion de mener des activités individuelles comme s’informer (75 %), scroller sur les réseaux sociaux (59 %), passer du temps avec leur famille (57 %), voire même continuer à travailler (55 %). 

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