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Les restaurants souffrent d'une perception des prix défavorable

24 Avril 2024 - 1826 vue(s)
S’ils se rendent toujours au restaurant, les Français arbitrent leurs dépenses avec la conviction que les prix continuent encore d’augmenter. Les sacrifices se font directement dans l’assiette, comme dans le choix des circuits fréquentés au détriment notamment de la livraison.

La tendance inflationniste a beau avoir ralenti, celle-ci continue de peser très lourdement sur le pouvoir d’achat des Français après deux années pour le moins explosives. Conséquence, les ménages sont contraints à des arbitrages et sans surprise, la consommation hors-domicile en fait les frais. Ainsi, 61 % des Français auraient encore réduit leurs dépenses de loisirs au cours du dernier trimestre selon l’enquête réalisée par les experts de Revenue Management Solutions (RMS), qui sont allés interroger en mars dernier 411 personnes en France (dont 71 % d’actifs et 266 % de retraités). Et le premier poste sacrifié, par 43 % des sondées, serait celui des dépenses au restaurant, juste devant la sortie au cinéma (41 %) et plus loin les concerts, les parcs d’attraction ou encore le théâtre (autour de 20 %). Alors pourquoi se priver d’abord du restaurant ? Car, avant toute chose, les consommateurs ont la mauvaise impression que les prix pratiqués ne cessent de grimper sans relâche. C’est en tout cas ce qu’expriment les trois quarts des Français interrogés, estimant que les prix en restaurant sont plus élevés voire beaucoup plus élevés qu’au trimestre précédent. Une impression qui s’étend d’ailleurs aux prix des produits alimentaires en général selon les résultats de l’étude…

Toujours de l’attrait… mais à moindre frais

Il y a toutefois des motifs d’espoir pour les restaurateurs. D’abord parce que cette baisse des dépenses ne se traduit pas dans les faits par une baisse spectaculaire de fréquentation. Au contraire même quand les personnes sondées sont même un peu plus nombreuses à avoir fréquenté les restaurants au premier trimestre 2024 par rapport au dernier trimestre 2023. La restauration rapide se révèle d’ailleurs encore mieux préservée par rapport à la restauration assise et au fast casual, fait-on remarquer du côté de RMS. Les arbitrages interviennent donc à d’autres niveaux, les convives optant pour des économies à l’intérieur même des restaurants. Cela passe par le choix de plats au meilleur rapport qualité-prix (58 % des personnes interrogées), un nombre réduit d’items commandés (43 %), le choix de restaurants moins chers (38 %) ou encore le choix de produits moins chers (29 %). « Au-delà des arbitrages dans les dépenses de consommation, la restauration enregistre aussi des arbitrages au sein de ses propres canaux, avec une grande stabilité de la consommation sur place et un effritement de la vente à emporter, ainsi qu’une baisse significative de la livraison », analyse Nicolas Bordeaux, Vice-président international Finance et Administration de RMS, qui suggère « de prendre des initiatives pour redynamiser ces canaux de vente, notamment auprès de la génération Z et des familles avec enfants ». La première motivation de la fréquentation d’un restaurant réside ainsi dans la qualité des aliments proposés, loin devant la qualité du service ou les offres de réduction. Et 71 % des personnes interrogées seraient même prêtes à payer plus cher pour des plats faits maison, alors que l’atmosphère, la qualité de l’accueil et du service, les produits issus de circuits courts ou bio exercent un attrait bien moindre. A méditer…

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