Chef et snacking
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Les chefs piqués au snacking

15 Septembre 2021 - 302 vue(s)
Touchée de plein fouet par la pandémie et ses conséquences, la haute gastronomie est tombée de son piédestal. Il lui a fallu, en un temps record, s’inventer une nouvelle histoire, adopter un autre vocabulaire et réviser sa grammaire pour parler au plus grand nombre. Planche de salut pour beaucoup, le binôme livraison-vente à emporter s’est imposé dans la galaxie étoilée, Covid oblige ! Et concours de circonstances, le take-away est devenu en 2021, l’une des deux épreuves reines du célèbre Bocuse d’Or 2021. Tout un symbole.

Le 27 septembre prochain, on saura qui ajoutera son nom à l’histoire de ce fameux concours international qui opposera 23 grands chefs du monde entier. Miroir des tendances en France et dans le monde, le Bocuse d’Or a pour la première fois cette année bousculé l’ordre établi pour consacrer une de ses deux épreuves, au take-away à travers la déclinaison entrée/plat/dessert de la tomate et de la crevette pour le plat. Exit donc l’assiette et pour enfoncer le clou, les candidats sont invités à présenter leur réalisation dans une box réutilisable, réalisée dans un matériau d’origine végétale, qu’ils auront confectionnée eux-mêmes avec un couvercle détachable et empilable. Faut-il y voir un crime de lèse-majesté au pays de la gastronomie et des Arts de la table ! Une haute cuisine française contrainte, malgré elle, à baisser les yeux vers un snacking omniprésent et présenté par tous comme salvateur. Alors que ces derniers mois, la plupart des tables étoilées célèbrent en fanfare le retour des clients en manque de restaurants, d’aucuns tirent la sonnette d’alarme sur le monde d’après pandémie.

Une certaine gastronomie est en danger

Le métier est condamné, à bouger pour se réinventer selon Frédéric Loeb, fondateur de Loeb Innovations au risque de disparaître en même temps que sa clientèle, canal historique. Selon lui, une certaine gastronomie est morte. « Qui a envie aujourd’hui de passer 3 heures à table, autour d’une nappe blanche, sans musique et intimidé par des tas de verres et de couverts », ajoute l’expert en forme de provocation. « La gastronomie française est née des bourgeois qui ont voulu copier les aristocrates quand ils ont commencé à faire du commerce entraînant tout doucement la France d’une culture rurale, vers une culture urbaine ». Aujourd’hui, face au temps qui s’accélère, à la déstructuration de l’alimentation et à la mutation de la géographie du repas, la haute cuisine, comme on l’appelle, doit s’inventer un nouveau futur en phase avec les nouveaux modes de vie actuels. C’est l’avis de ce tendanceur, vice-président du Leaders Club et qui a inspiré...

Découvrez la suite de l'enquête et les les interviews des chefs Ducasse, Pic, Nasti, Mazzia, Sacko, Benallal, Pitré, Lemal... ou encore des experts Frédéric Loeb, Sébastien Ripari, Bernard Boutbou... dans le mag feuilletable dès aujourd'hui en ligne ou, pour les abonnées dans quelques jours dans votre boîte aux lettres. 

 

 

Paul Fedèle Rédacteur en chef France Snacking Suivez Paul Fedèle sur Twitter @francesnacking
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