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Mieux manger passerait par le plaisir et le partage

10 Juin 2020 - 1681 vue(s)
Ayant été initiée il y a plus d’un an, l’étude menée par "Président" sur les habitudes alimentaires des Français et matérialisée par la sortie d’une « Monographie 2020 » laisse transparaître nombre de tendances prégnantes qui semblent être encore ressorties renforcées de la crise du Covid-19 et de la période de confinement. De quoi pousser la marque à annoncer le lancement d’un vaste programme pédagogique « Manger Mieux, Manger Vrai, Manger Ensemble » où les notions de plaisir et du partage reprennent de leur importance.

Alors que plusieurs voix s’élèvent ces derniers jours dans l’univers de l’hôtellerie-restauration pour demander une accélération du processus de déconfinement, il semble bien que cette période de huis-clos forcé ait eu un vrai impact sur la manière de consommer des Français. Plus qu’à l’adoption de comportements alimentaires totalement nouveaux, c’est à une accélération de tendances déjà émergentes avant-crise à laquelle on assiste. C’est en tout cas ce que laissent entendre les conclusions de l’étude présentée par le spécialiste de produits laitiers Président avec la sortie d’une première « Monographie 2020 » récapitulant les enseignements issues des échanges et ateliers menés en collaboration avec un collège d’experts en nutrition et sociologique au cours des quatorze derniers mois. Ces « workshops » furent l’occasion de débattre de la façon dont les Français abordent l’alimentation aujourd’hui et de consolider les moyens à mettre en oeuvre pour encourager les comportements clefs du Mieux Manger. Parmi les experts du réseau Atlantic Santé représentés, on trouvait Edwige Coupez, l’animatrice & journaliste France Info & Spécialiste en bien-être ; Sophie Deram Ingénieure nutritionniste & Auteure & Chercheur en neurosciences à l’Université de Sao Paulo ; Brésil Thibaut de Saint Pol, Sociologue à l'observatoire & Sociologique du changement (OSC) ; Céline Casse Patiente experte des troubles du comportement alimentaire et Fondatrice du réseau stop TCA ou encore Albert Moukheiber, Docteur en neurosciences & psychologue clinicien. « Si l’aspect nutritionnel de notre alimentation est indéniablement très important, nous sommes convaincus, chez Président, que ce n’est qu’une partie de l’équation. Ce qui se passe autour de l’assiette et le plaisir qui y est associé sont tout aussi importants pour Manger Mieux », indique-t-on du côté de la marque en préambule de la Monographie, qui compile un certain nombre de données d’études parues ces dernières années.

Des Français globalement liés aux rituels des repas. Des jeunes plus individualistes...

Alors, aujourd’hui, qu’en est-il des habitudes alimentaires et attitudes des Français au quotidien ? Alors que ¾ d’entre eux se disent « fiers du modèle alimentaire français » selon l’ANIA, ils restent ainsi très attachés au rituel des repas à horaire réguliers, ensemble et à table. En effet, si le repas « traditionnel » à domicile est délaissé, ce n’est pas pour autant que l’on mange forcément debout ou en mouvement. Seuls 8,4% des repas pris hors domicile sont consommés dans la rue ou dans les transports. De plus même lors d’une consommation dite de «street-food», la tendance reste à la sédentarité lors du repas, en recherchant à s’asseoir sur un banc par exemple. Et à la maison, 81 % des Français indiquent manger régulièrement à table et côté horaire, 1 Français sur 2 est à table à 13 h. Pour 97 % des Français le repas est un moment de partage. Et cela se voit quand pour 94 % des foyers, le dîner est pris en famille. Cependant, le canapé gagne du terrain, puisque 1 Français sur 3 indique y manger très régulièrement. Et la jeune génération tend tout de même à s’éloigner de ce modèle quand 66 % des jeunes (18-34 ans) déclarent regarder leur série ou émission favorite en dînant et 49 % devant un écran de smartphone…

La nutrition sans le plaisir, pas une bonne option...

Par ailleurs, les peurs alimentaires n’ont jamais été aussi fortes selon l’étude Président. L’alimentation apparaîtrait aujourd’hui comme une source de tension. Et Les consommateurs « connaisseurs » des bienfaits d’une alimentation saine et variée ont le sentiment de reprendre le contrôle de leur alimentation en s’imposant des règles strictes, « prêts à se sacrifier pour éviter tel ou tel ingrédient ». La prévalence des troubles du comportement alimentaire diagnostiqués aurait ainsi augmenté de 7,8 % entre 2013 et 2018. L’augmentation des peurs alimentaires, les injonctions nutritionnelles liées au manger moins, le besoin de contrôle alimentaire auraient, entre autres, contribué à voir se développer une nouvelle forme de comportement alimentaire troublé : l’orthorexie ou l’obsession du manger sain. Des phénomènes qui seraient exacerbés par l’utilisation des réseaux sociaux : « Aujourd’hui les influenceurs sont considérés comme étant dignes de confiance. Les internautes ont tendance à copier-coller leurs modes de vie. On perd cette notion d’autonomie, on prône l’alimentation parfaite », commente ainsi Céline Casse, Fondatrice du réseau stop TCA.

Préparer, profiter, partager...

Pourtant, selon les experts du collège réuni pour cette étude, il est important de concilier d’une part les recommandations nutritionnelles mais également les sensations hédoniques et sociales de l’alimentation. L’alimentation serait liée à deux aspects importants et non dissociables : la part nourricière et la part du plaisir aussi appelée composante hédoniste de l’alimentation. Cette part du plaisir serait elle-même divisée en deux composantes : le plaisir viscéral associé à la satisfaction des besoins physiologiques et le plaisir épicurien qui émane de l’expérience sensorielle alimentaire. Et la Monographie insiste sur le fait que cette composante épicurienne pourrait permettre de diminuer les portions alimentaires sans diminuer la sensation de plaisir ressentie lors du repas, citant ainsi une étude menée par les chercheurs Cornil et Chandon. Bonne nouvelle donc puisque si l’on adopte certains comportements, le plaisir pourrait devenir notre allié en permettant notamment une réduction des tailles des portions. Les rituels repas qui entourent l’assiette auraient donc un vrai rôle à jouer : prendre le temps de manger, être « pleinement » présent lors de son repas en limitant les distractions extérieures, planifier et préparer ses repas… Partager son repas permettrait également d’amplifier les perceptions sensorielles dues à la consommation du repas avec un vrai impact sur le bien-être. Un aspect sur lequel compte bien capitaliser President en annonçant le lancement d’un vaste programme pédagogique : « Manger Mieux, Manger Vrai, Manger Ensemble ».

« Après la sortie de notre Monographie 2020, première pierre de notre programme pédagogique, nous souhaitons aller plus loin dans notre engagement. Nous pensons qu’il y a un vrai sujet et une pertinence pour une marque emblématique de la culture alimentaire française à aider durablement les Français à manger mieux et conserver les bonnes habitudes prises autour de la table » souligne Gwenaëlle Lettermann, Directrice Marketing Lactalis Fromages et porte-parole du projet.

 

Vous pouvez consulter la "Monographie 2020" de Président en cliquant ici : https://bit.ly/Monographie-Président

 

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