Réemploi consigne
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Le réemploi doit encore 'emballer' la restauration rapide

28 Octobre 2020 - 2434 vue(s)
Face au calendrier de retrait des plastiques, à l’interdiction prochaine de l’usage unique en restauration à table, au rendez-vous crucial des acteurs de la livraison au ministère à la fin du mois ou encore à la loi AGEC qui pousse vers le zéro déchet, la restauration rapide est entrée en zone de forte turbulence. Et ça risque de secouer sévère si elle ne remet pas vite en cause son modèle pour se tourner vers l’économie circulaire. Parmi les pistes, les voyants sont au vert pour le réemploi et la consigne. Si les initiatives se multiplient partout en France depuis 2 ans, c’est un parcours du combattant pour les startups engagées aux noms de Uzaje, Greengo, Reconcil, Dabba, Pyxo, Etic-Emboite le plat, Loopeat, Milubo, Boxeat, face à une restauration qu’il faut convaincre.

N’en jetez plus, la coupe est pleine, vous diraient les acteurs de la restauration face aux déflagrations à répétition qui minent la branche depuis le début de la crise. Mais force est de constater que le terrain est tout aussi miné sur la question de la gestion des déchets, du tri 5 flux ou encore du réemploi face à un calendrier qui entraîne la restauration rapide, à marche forcée, vers le zéro déchet. Si, dans un contexte économique et sanitaire dégradé, notre branche a un peu mieux tiré son épingle du jeu que le service à table, l’essor de la livraison, du click & collect et de la VAE remet au cœur du débat l’emballage et la notion même d’usage unique. Les lois et autres décrets s’accumulent façon millefeuille contre l’usage de l’éphémère touchant aux fondations mêmes d’un métier appelé à se remettre en question. Code de l’environnement, loi de transition énergétique et de croissance verte, loi sur la biodiversité, la loi Egalim, et enfin, en février 2020, la loi AGEC (anti-gaspillage et Économie Circulaire) n’ont fait qu’entériner un mouvement de fond vers le zéro impact, et le zéro déchet. Des valeurs plébiscitées par les Français. Dans son dernier ouvrage La Révolution de l’emballage (lire encadré p. 38), le spécialiste du sujet Fabrice Peltier, n’évoque-t-il pas que même si la crise est là, il n’y aura pas de retour en arrière ? « Le peuple le veut, et dans le même temps les dirigeants promulguent des lois en ce sens pour que les choses changent ».

Un plan zéro déchet

Déjà, il faudra compter avec le calendrier de retrait des plastiques entériné par différents décrets qui vont priver, au cours des mois à venir, la branche de la transparence du plastique, jusque-là allié majeur des salades et autres desserts. Exit dès juillet 2021, les gobelets cristal façon contenants et leurs couvercles (qui eux disparaissent en janvier prochain comme les boîtes Kebab en polystyrène expansé) qui permettaient de valoriser les strates et les couleurs d’un dessert ou d’un fromage blanc avec son coulis. Même punition dès le début de janvier prochain pour les bols plastiques et récipients dont les vertus de transparence permettaient de si bien promouvoir une salade en vitrine. Si le carton, la bagasse et autres supports végétaux jouent, pour le moment, les doublures, la question d’une alternative réutilisable va clairement se poser au 1er janvier 2023, date à partir de laquelle, la restauration (et surtout la rapide), ne sera plus autorisée à servir des repas sur place dans une vaisselle jetable. Et quid de l’emporté et du livré alors que la loi n’a pas encore soulevé la question ? Tout porte à croire que ces activités auront des comptes à rendre... lire la suite sur notre numéro consultable gratuitement en ligne.

 

(photo Loopeat). 

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