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Fermeture des restaurants, la profession fustige le rapport de l’Institut Pasteur

18 Décembre 2020 - 1613 vue(s)
La colère gronde du côté des organisations syndicales. Dans un communiqué, le GNI, l’Umih, le GNC et le SNRTC dénoncent l’étude épidémiologique ComCor sans fondement, publiée par l’Institut Pasteur supposée justifier la fermeture des restaurants.

L'étude COMCOR sur les lieux de contamination de l’Institut Pasteur du 17 décembre aurait pour vocation de bien justifier la nécessité de conserver les restaurants fermés, c'est ce que précisent 4 organisations professionnelles, le GNI, l'Umih, le GNC et le SNRTC dans un communiqué. Elles crient au scandale en dénonçant une étude sans fondement et d’une interprétation douteuse. Comme elles l’expliquent, ce rapport se distingue par l’absence de preuves scientifiques venant étayer la raison de fermeture administrative des bars et restaurants en raison d’un sur-risque de contamination à la Covid-19 en cas de fréquentation de ces établissements.  

"Comme pour exaucer ses vœux, cette étude tente de confirmer la politique du gouvernement puisque l’on peut y lire que « les réunions privées (famille et amis) constituent la part la plus importante d’infections », que « les transports en commun n’ont pas présenté de sur-risque » et « enfin, la fréquentation des bars et restaurants a été associée à un sur-risque comme déjà observé ailleurs ».

Pour ces 4 organisations professionnelles, cette étude vient dire ce que l’on veut lui faire dire, au moyen, s’il le faut, de déclarations purement scandaleuses et diffamatoires. Comme elles le rappellent dans leur communiqué, l’étude a été réalisée sur la base d’une population d’enquête dont les rédacteurs eux-mêmes reconnaissent qu’elle « ne peut pas être considérée comme représentative ». Ensuite, poursuivent les organisations professionnelles, la méthode employée n’aurait rien de scientifique et serait peu fiable avec des rédacteurs qui se sont contentés de recueillir les déclarations de personnes qui, dans 2 cas sur 3, ignorent encore la personne source de leur contamination et livrent leurs simples suspicions. Enfin, l'étude précise que les cas de contaminations survenus seraient « vraisemblablement » survenus pendant une période de couvre-feu (du 17 au 30 octobre 2020) et un confinement partiel (depuis le 30 octobre 2020) pendant lesquels les établissements étaient soit fermés (pour les cafés, les bars et les discothèques) soit astreints à une activité très réduite souvent aux seuls déjeuners (pour les restaurants).

Plus de contaminations quand les bars et restaurants sont fermés

Autre fait troublant pointé par le courrier de protestation, les résultats obtenus montrent que le risque de contamination augmente davantage pendant le confinement que pendant le couvre-feu ! En résumé, il y a plus de contaminations observées quand les bars et les restaurants sont fermés.

Ce qui fait particulièrement bondir et crier au scandale les organisations professionnelles, c’est que plutôt que de conclure que la part réelle des restaurants et des bars dans la transmission du virus reste difficile à déterminer, l’éminent Professeur Fontanet, principal auteur de l’étude, n’hésite pas à préciser que  : « Cela laisse entendre qu'il y a eu des bars et restaurants ouverts de façon clandestine pendant le confinement ». Inacceptable et diffamatoire, indiquent les auteurs du communiqué qui affirment donc que les fermetures administratives ne sont pas justifiées, que l’étude ne démontre rien, et que son auteur aurait mieux fait de se ranger derrière ses homologues de l’Institut néerlandais de la santé publique et de l’environnement (RIVM), qui ont indiqué que l’ouverture des restaurants réduisait plutôt que n’augmentait le nombre de contaminations au covid-19.

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